Syrie : Homs lance "un cri de détresse", Les "Amis de la Syrie" vont réclamer un cessez-le-feu immédiat 23.02.12.

Publié le par printempsdespeuples44

Le groupe des "Amis de la Syrie" va réclamer un cessez-le-feu immédiat pour permettre l'acheminement de l'aide humanitaire, selon un projet de déclaration obtenu par Reuters à Beyrouth.
Le groupe demandera également que les agences humanitaires soient autorisées à acheminer de l'aide aux populations victimes des violences.
Sur le plan politique, le projet de déclaration reconnaît le Conseil national syrien (CNS) comme "un représentant légitime des Syriens recherchant un changement démocratique pacifique"
L'idée de mettre en place des "corridors humanitaires", proposée d'abord par la France, risque d'être difficile à mettre en œuvre. "Ce ne sera pas facile", a reconnu un diplomate européen "Il sera difficile de le faire sans recours à la force militaire, à moins d'avoir une véritable coopération de la part du régime", a-t-il précisé.
"Les discussions les plus avancées portent sur une trêve quotidienne de quelques heures", comme l'a proposé le Comité international de la Croix-Rouge, a jugé un autre.
Le problème est que la situation sur le terrain, particulièrement à Homs, "devient vraiment dramatique", a-t-il convenu.
 
Au moins 46 personnes, en majorité des civils, ont été tuées aujourd'hui en Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Parmi les victimes figurent 13 membres d'une même famille tués dans le village de Kafar al-Ton, dans la province de Hama , pris d'assaut par les forces du régime, ainsi que trois enfants et 16 soldats et membres des services de sécurité à travers le pays.
 
A Homs, au 20e jour de bombardements, l'armée syrienne semble s'apprêter à lancer une offensive terrestre contre Bab Amro, quartier de cette ville. Des chars ont commencé, jeudi, à pénétrer dans ce quartier, a annoncé à Reuters un militant, Abou Imad.
Les militants craignent depuis plusieurs jours un assaut du quartier rebelle, "défendu" selon les militants par les combattants de l'Armée syrienne libre (ASL). "Assad veut en finir mais il craint une résistance féroce à l'intérieur des quartiers, il ne veut pas d'une guerre urbaine", indique Rami Abdel Rahmane, chef de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). .
"On entend des explosions terrifiantes, effroyables", rapporte de son côté Hadi Abdallah, un militant local de la "Commission générale de la révolution syrienne" à Homs. "Plus les condamnations internationales se succèdent, plus le bombardement s'intensifie", commente-t-il.
 
"Nous lançons un dernier cri de détresse. Les gens, s'ils ne sont pas tués par les bombardements, vont mourir de faim et de soif", affirme de son côté à l'AFP Omar Chaker, militant sur place.
 
 
Cette intensification des bombardements intervient au lendemain de la mort de deux journalistes occidentaux, l'Américaine Marie Colvin, grand reporter du Sunday Times, et le Français Rémi Ochlik, photographe à l'agence IP3 Press, dans le pilonnage d'une maison transformée en centre de presse pour les militants.  
Un crime pour lequel le régime syrien a rejeté jeudi toute responsabilité.
"J'ai vu les images, c'est un assassinat. Ceux qui ont assassiné devront rendre des comptes", a affirmé aujourd'hui le président français Nicolas Sarkozy.
 
La journaliste française Edith Bouvier, blessée lors du bombardement de Homs hier, a pour sa part, dit avoir "besoin au plus vite d'être opérée" et demande "au plus vite" un cessez-le-feu et une voiture médicalisée pour être évacuée au Liban, dans une vidéo des insurgés mise en ligne sur Youtube. En ce qui concerne le photographe britannique Paul Conroy, également blessé mercredi à Homs, il serait "sur le départ de Homs", a affirmé jeudi le ministère des Affaires étrangères à Londres.
 
Le gouverneur de Homs a été mandaté pour tenter d'évacuer les journalistes étrangers blessés mercredi ainsi que les corps de leurs collègues tués la veille dans le même bombardement, a affirmé jeudi le ministre syrien de l'Information, Adnane Mahmoud.
 
 
Le gouvernement syrien a "manifestement échoué à protéger son peuple", a par ailleurs dénoncé jeudi la commission d'enquête internationale sur la Syrie, dans un nouveau rapport sur la situation des Droits de l'homme dans le pays.
 
Le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'homme dispose d'une liste confidentielle de hauts responsables politiques et militaires soupçonnés d'être impliqués dans des "crimes contre l'humanité", selon le rapport qui ajoute avoir également identifié des "abus des droits de l'homme" commis par des groupes de l'Armée syrienne libre.
 
 
Malgré les violences du terrain, les militants anti-régime ont prévu une journée de manifestations demain vendredi sous le slogan "Nous nous soulèverons pour toi Baba Amr", en hommage au quartier de Homs le plus visé par les bombardements, selon la page Facebook "The Syrian Revolution 2011".
 
     Une journaliste française blessée demande de l’aide depuis Homs (vidéo)

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ahdat maghribia 27/11/2012 16:53

Tous le monde est responsable de ce que vive la syrie sont pas seulement "les Amis de syrie "

Gérard 28/02/2012 06:51

Cette situation est vraiment intenable. Et tout ça pour le bénéfice de qui ?
http://www.stop-homs-violence.org