Tunisie: Reconduction de l’état d’urgence pour 3 mois 03.01.12

Publié le par printempsdespeuples44

 

L’état d’urgence a été reconduit pour trois mois encore. Un arrêté signé par le Président de la République Moncef Marzouki daté du 30 décembre 2011 stipule la reconduction de l’état d’urgence jusqu’au 31 mars 2012.
La Tunisie est sous état d’urgence depuis la fin du mois décembre 2011. Le nouveau gouvernement a  jugé, lui aussi, nécessaire de maintenir l’état d’urgence pour trois mois supplémentaires.

 

Il faut rappeler que M.Marzouki, l’ancien président de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme, a critiqué dans une conférence de presse le 10 Septembre la décision de son prédécesseur M.Foued Mbazaa, en déclarant : « Le CPR proteste contre la loi d’urgence qui donne à ses yeux un pouvoir excessif à la ministre de l’Intérieur. »

 

Tozeur: Les ouvriers de chantiers municipaux en sit-in

 

Des centaines d’ouvriers de chantiers municipaux à Tozeur, se sont rassemblés lundi, 2 janvier 2012, devant le siège du gouvernorat. Les protestataires ont revendiqué le renouvellement de leurs contrats du travail.

Les protestataires ont  exigé, un engagement écrit de la part de gouverneur pour pour la satisfaction de leurs demandes avant la levée du sit-in.

Ce mouvement de protestation, s’est étendu aux délégations de Nefta et Degache.

 

 

Skhira-Sfax: Des sit-ineurs bloquent 45 camions-citernes

 

Un groupe de citoyens bloque, depuis cette matinée du lundi 2 janvier 2012, la route passant devant la zone industrielle (ZI) de Skhira (gouvernorat de Sfax), empêchant 45 à 50 camions-citernes transportant des carburants de quitter la ZI pour approvisionner les gouvernorats de Sfax, Kairouan, Tataouine, Medenine, Tozeur et Gafsa.

D’après le témoignage d’un chauffeur, ses collègues redoutent que les camions ne soient incendiés, d’autant plus que ni l’armée ni les forces de sûreté ne sont intervenues sur les lieux jusque là.

 

Le calme revient en apparence à Jendouba

 

Un groupe de jeunes chômeurs et travailleurs temporaires ( 150 à 200 personnes )s’est rendu, lundi 2 janvier, au siège de la délégation de Jendouba, pensant être réintégrés immédiatement, comme promis par le premier délégué et d'autres responsables. Cependant, l'annonce n'a pas été suivie d’effet. Suite à la non réponse des autorités, le même groupe s'est dirigé vers le siège du gouvernorat et a forcé la porte de l'administration. Il a détruit l'ensemble des meubles se trouvant dans les bureaux du gouverneur et du premier délégué.

On apprend de source sur place que le calme est revenu aujourd'hui dans la ville, du moins en apparence.

 

On signale cependant que la nuit d’hier a été une nuit blanche, quand vers 19 heures un groupe de plus de 150 personnes a barré la route vers Tunis à force d’obstacles et de pneus brulés. Il s’agissait de jeunes chômeurs qui auraient été à l’origine des violences perpétrées en cours de journée. Ils se seraient attaqués à coups de pierres aux agents de l’ordre venus les disperser, La police est intervenue pour les disperser  mais cela a dégénéré en affrontements entre la police et les manifestants qui jetaient des pierres sur le siège du mouvement Ennahdha à quelques centaines de mètres.ce qui a contraint les forces de l'ordre à utiliser le gaz lacrymogène et pourchasser les perturbateurs jusqu’à l’aube.

 

Sidi Bouzid: Levée du sit-in à Menzel Bouzayane

 

Le sit-in, mené depuis dimanche 1er Janvier 2012, par des jeunes de Menzel Bouzayane dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, a été levé, lundi après midi, après des négociations effectuées avec Abdelkarim Harouni, ministre du Transport, qui s’est rendu à la région.

Les sit-inneurs ont installé, dimanche après-midi, des tentes au niveau de la gare de la région, bloquant ainsi le passage des trains de transport du phosphate venant du bassin minier et se dirigeant vers Sfax.

Le ministre du Transport a annoncé l’organisation, au cours de la prochaine période, de concours nationaux au sein de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) et la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG), et ce, sur la base de critères équitables devant permettre de recruter un plus grand nombre de demandeurs d’emplois.

Lors des négociations, entamées lundi en début d’après midi, M. Harouni a appelé les jeunes protestataires «à faire preuve de patience dans la mesure où il n’existe pas de solutions fin prêtes et à accorder un délai de 1 mois au Gouvernement pour examiner la situation et y remédier»

Les sit-inneurs réclament l’amélioration de leur situation socio-économique, la facilitation de l’accès aux sources de financement et l’emploi des diplômés du supérieur dont le nombre dépasse 1400 dans la région.

Ils revendiquent également l’accélération du dédommagement des martyrs et blessés de la révolution ainsi que des personnes dont les biens ont été détériorés pendant les événements du 14 janvier.

 

Les enseignants de la faculté des lettres, des arts et des humanités de Manouba en sit-in demain

 

Les membres du Conseil scientifique de la Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités de la Manouba, se sont réunis  lundi 2 janvier pour étudier les possibilités qui s’offrent à l'établissement afin de reprendre le travail et éviter une année blanche aux étudiants.

Suite à cette réunion, le doyen de la faculté , Habib, Kosdaghli, a déclaré que la faculté ne rouvrira ses portes seulement que lorsque les conditions du conseil scientifique seront satisfaites, à savoir l’évacuation des personnes étrangères à l’établissement, la levée du sit-in qui, selon lui, bloque l’accès à l’administration et finalement l’intervention de la justice pour que les fauteurs des troubles assument leurs responsabilités.

Sans donner une date fixe pour la réouverture des portes de l’établissement ,Kosdaghli a indiqué que l’administration est prête à refaire les examens ( pour éviter aux étudiants une année blanche ) tout en insistant sur le respect du règlement interne de la faculté.

Houssine boujarraya, secrétaire général de fédération de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a déclaré que les enseignants de la faculté des lettres des arts et des humanités vont observer un sit-in demain, mercredi 4 janvier 2012, devant le siège du Ministère de l’enseignement supérieur et ce, à cause de la poursuite du sit-in observé et de la situation actuelle à l’intérieur de la faculté. 

 

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