Tunisie : Moncef Marzouki malmené à Kasserine lors de la célébration de la Journée des martyrs 09.01.12

Publié le par printempsdespeuples44

 

Lors de la célébration de la Journée des martyrs à Kasserine, dimanche 08 janvier 2012, le président provisoire, Mohamed Moncef Marzouki n’a pas pu terminer son discours et a été obligé de quitter les lieux sous la colère des citoyens qui reprochaient au Gouvernement les promesses non tenues.

 

 

 

 

Moncef Marzougui ,président provisoire de la République ,a souligné, au cours d’une cérémonie organisée, dimanche au siège du gouvernorat de Kasserine, l’intérêt majeur que porte le nouveau Gouvernement au dossier des martyrs et des blessés de la révolution.Le Gouvernement n’hésitera pas, en cas de besoin, à envoyer certains blessés à l’étranger pour se faire soigner.

 

 Il a ajouté que la visite qu’il effectue à Kasserine en compagnie de Hamadi jbèli premier ministre provisoire et et Mustapha Ben Jaafar Président de l’Assemblée nationale constituante( ANC ) est une reconnaissance pour les sacrifices consentis par les habitants de cette région dont la promotion de la situation socioéconomique incombe, aujourd’hui, à l’Etat.

 

La tâche est loin d’être facile face à la dégradation des conditions de vie dans ce gouvernorat, a-t-il souligné.

Marzougui, qui était accompagné, aussi, de plusieurs ministres, a affirmé que l’Etat tire sa légitimité du respect de la dignité de son peuple.

Pour sa part, Hamadi Jbèli, a indiqué que ceux qui ont sacrifié leur vie pour la Tunisie méritent «toute notre fidélité et toute notre considération».

L’hommage aux martyrs figure au coeur des priorités du nouveau Gouvernement qui s’est engagé à protéger leurs droits en versant des allocations permanentes à leurs familles dans l’attente de nouvelles mesures qui seront prises prochainement, a fait savoir le premier ministre provisoire qui s’est engagé à satisfaire les revendications du peuple tunisien.

De son coté, Ben Jaafar président de l'ANC a indiqué que le lourd héritage de l’ancien régime dont l’aggravation de la pauvreté et la marginalisation des régions intérieures, nécessite de grands efforts de la part du nouveau Gouvernement.

Il a souligné qu’outre, l’élaboration d’une nouvelle constitution, les membres de l’ANC contrôlent l’action du Gouvernement en ce qui concerne, notamment, l’indemnisation des familles des martyrs et des blessés de la révolution, l’emploi et la lutte contre le déséquilibre régional.

Le cortège officiel s’est rendu, au cours de cette visite, à la cité Ezzouhour à Kasserine où étaient tombés plusieurs martyrs lors de la révolution.

Marzougui, Jbèli et Ben Jaafar ont rencontré, à cette occasion, plusieurs citoyens qui ont revendiqué de juger les criminels, d’enquêter sur les violations commises et d’accélérer le jugement des coupables, en plus de plusieurs revendications sociales.

Par ailleurs, Jbèli et Ben Jaafar ont reçu, au siège du gouvernorat, un groupe de jeunes qui observaient, depuis quelques jours, un sit-in devant le siège du commissariat régional de l’éducation. Les deux responsables ont, à cette occasion, pris connaissance des revendications de ces jeunes dont le droit à l’emploi

Plusieurs habitants du gouvernorat de Kasserine avaient hué Marzougui et mal accueilli, la visite dans la région de ces trois responsables, en signe de protestation contre les conditions de vie difficiles dans la région.

selon tap

 

 

Les journalistes expriment leur colère Place de La Kasbah



Des centaines de journalistes tunisiens en colère, ont manifesté aujourd'hui à la place de la Kasbah à Tunis pour dénoncer des "pratiques rétrogrades" et protester contre les dernières nominations par le gouvernement Jbèli à la tête des principaux médias publics .

"Vous, les rétrogrades, enlevez vos mains de la presse!", "La presse est publique et elle n'est pas gouvernementale", "Non à la peur, non à la terreur, le pouvoir est au peuple", scandaient les manifestants tout proches des bureaux de Hamadi Jbèli.

"Nous lançons un cri d'alarme après la multiplication des exactions et des agressions à l'encontre des journalistes ( allusion aux agressions subies pars les journalistes au ministère de l'enseignement supérieur la semaine dernière ) et nous dénonçons aussi les récentes nominations anarchiques à la tête des médias, sans prendre l'avis des instances spécialisées", a déclaré Nejiba Hamrouni, la présidente du SNJT (Syndicat National des Journalistes Tunisiens).

Hamrouni s'est dite "choquée de voir des symboles de la corruption de l'ancien régime qui avaient contribué à la répression des journalistes, couronnés aujourd'hui par le nouveau gouvernement".

«Le syndicat est prêt à décréter une grève générale des journalistes si la décision des nominations n’est pas annulée», martèle un journaliste, avant d’ajouter : «Cette affaire des médias, concerne tout un chacun. Elle n’est pas l’affaire du seul journaliste. Elle est l’affaire de tous, parce que nous pénétrons tous les foyers et une information fiable est un gage de développement ».

 

Le Premier ministère a annoncé samedi dernier en fin d'après-midi plusieurs nominations à la tête des principaux médias publics( Tap ,La presse ,Essahafa ,les chaines TV Nationale1 et Nationale 2 mais aussi à des postes de rédacteurs en chef.

Interrogé sur les ondes de la radio Mosaïque FM sur l’attitude du gouvernement Jbèli des suites du rassemblement des journalistes de ce lundi à la place de la Kasbah à Tunis, soutenus par la société civile, pour protester contre les procédés d’intimidation des professionnels du secteur et des desrnières nominations dans les médias publics,

Samir Dilou, ministre des droits de l’homme, de la justice transitoire et porte-parole du gouvernement a déclaré ce matin que le gouvernement reviendrait sur sa décision de nommer les responsables des rédactions et qu’il appellerait à leur élection dans les deux jours qui suivent.

mise à jour :

Suite à la manifestation organisée, lundi matin, place de la Kasbah, par les journalistes pour dénoncer les dernières nominations dans des organismes de presse publics,  la présidente du Syndicat national des journalistes tunisien (SNJT) a annoncé que le gouvernement est revenu sur  les nominations des responsables de rédaction.

La président du SNJT  a, d’autre part, menacé d’une grève générale si le chef du gouvernement ne revenait pas sur les nominations dans le secteur.

Publié dans Tunisie

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