Tunisie : Les sit-ineurs de Bardo 1 demandent de soumettre la Constitution à un Référundum 06.12.11

Publié le par printempsdespeuples44

Sur la Place du Bardo, un sit-in est actuellement organisé par plusieurs parties, dont le Mouvement du 24 octobre, l’Association « Wifak » (conciliation) et le réseau « Doustourouna » (notre constitution).

Ce sit-in rassemble quelques centaines de personnes venues réitérer les slogans déjà scandés sur la Place du Bardo, tels que l’appel à la diffusion des délibérations de l’Assemblée à la télé, soumettre le texte de la Constitution à un référendum avant son adoption finale…

Les sit-ineurs rappellent les élus de sauvegarder, lors des négociations et délibérations de l’Assemblée, des droits fondamentaux et personnels tels que le droit au travail et la liberté de la femme…

 

 

LE BARDO (TAP) -Pour le sixième jour consécutif, les sit-inneurs continuent leur mouvement de protestation au moment où l’Assemblée Nationale Constituante examine, en plénière, le projet d’organisation provisoire des pouvoirs publics et du règlement intérieur de l’Assemblée.

Ce mardi, des slogans ont été brandis par les sit-inneurs appelant à abandonner le projet portant organisation provisoire des pouvoirs publics.

Rassemblés devant le siège de la Constituante, plusieurs représentants de la société civile et de partis politiques, des indépendants, des citoyens et des habitants du bassin minier de Gafsa ont plaidé, également, en faveur de la mise en place de mécanismes de développement régional, de la distribution équitable des richesses et de la satisfaction des revendications légitimes des citoyens à l’emploi.

Selon une déclaration rendue publique par les sit-inneurs, le projet d’organisation provisoire des pouvoirs publics se veut un instrument pour instaurer une nouvelle dictature dirigée par un seul parti qui commande et contrôle tous les départements de l’Etat et tous les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Dans cette même déclaration, ils plaident en faveur de la modification du projet du règlement intérieur de la Constituante et de l’adoption, à la majorité des deux tiers, de toutes les décisions.

Il s’agit, également, de soumettre le projet de la Constitution à un référendum populaire, dans le droit-il de la consécration de la démocratie populaire.

Les sit-inneurs se prononcent, aussi, en faveur de la diffusion en direct des débats de l’Assemblée nationale Constituante et de ses Commissions et de la publication de tous les textes qui en sont issus et des procès-verbaux de leurs réunions.

Les signataires de cette déclaration appellent, d’autre part, à inscrire le droit à l’emploi dans le texte de la Constitution, à entamer en urgence le traitement des dossiers de la corruption administrative, politique et financière et à incriminer la normalisation avec l’entité sioniste.

 

la faculté des Lettres, des arts et des sciences humaines à Manouba, vit depuis le matin du mardi 6 décembre 2011 une situation de crise.

 

La faculté des Lettres, des arts et des humanités de Manouba fermée pour une durée indéterminée

 

Le Conseil scientifique de la faculté des lettres de Mannouba s’est réuni, ce mardi 6 décembre 2011, et à décidé la fermeture de l’établissement universitaire pour une durée indéterminée.

La faculté des Lettres, des arts et des humanités ne sera ouverte qu’en cas où le sit-in sera levé et les protestataires évacués.

Selon les informations fournies, quelques dizaines d’étudiants islamistes sont restés dans l’enceinte de la faculté après la fermeture de la porte et ont poursuit leurs sit-in devant le bureau du doyen

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Des étudiants appartenant à l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET) ont organisé une Assemblée générale dans la cour de la faculté et ont appelé à l’épuration de l’université des figures de obscurantisme, selon eux.

De l’autre coté de la cour, des étudiants islamistes ont aussi, organisé une AG et ont demandé de mettre fin à la mission du Doyen, la mise en place d’un lieu pour la prière au sein de la faculté et l’acceptation des étudiantes aux niqab après avoir dévoiler leurs visages.

Des versets coraniques sont récités, et des étudiants déployés devant la porte d’entrée pour vérifier l’identité des gens voulant entrer dans l’enceinte universitaire.

Des centaines d'étudiants de la faculté des lettres, des arts et des humanités de la Manouba ont organisé, mardi, une marche pacifique de soutien au corps enseignant de l'établissement.

 

Les participants à cette marche qui ont quitté la faculté en direction du siège de l'Assemblée nationale constituante réitèrent leur soutien au corps enseignant et dénoncent la violence dans l'enceinte universitaire. Ils demandent des membres du conseil scientifique de prendre les mesures nécessaires contre ces dérapages.

Des slogans dénonçant "les forces réactionnaires" et appelant à défendre l'indépendance de l'université sont brandis par les étudiants.

 

Ce mouvement est organisé suite à l'interdiction, mardi, au doyen de la faculté d'entrer dans son bureau et l'agression physique d'un professeur.

 

A l'heure actuelle, les membres du conseil scientifique de la faculté sont réunis pour examiner la situation alarmante que connaît la faculté depuis plus d'une semaine.

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