Plusieurs milliers de personnes ( 12.000 à 15.000 ) ,hommes ,femmes ,jeunes et moins jeunes ,journalistes ,enseignats ,artistes ,ouvriers et aussi chômeurs ont répondu à l'appel lancé par plusieurs partis politiques et associations civiles et ont manifesté en masse ce samedien fin de matnée à Tunis pour "la défense des libertés" suite à une série d'incidents impliquant des islamistes ,dont des agressions verbales et physiques répétées contre des intellectuels et des journalistes.
 

Avec l'hymne national "Houmata al Hima" scandé à tue-tête ,les centaines de drapeaux tunisiens rouges et blancs et les dizaines de banderoles, les manifestants étaient venus nombreux pour manifester leur "inquiétude" vis à vis de récentes manifestations intégristes et dénoncer "la passivité" du gouvernement.
Le cortège est parti de l'Avenue Mohamed V et a défilé sur la grande avenue Habib Bourguiba en passant par le passage. Des slogants tels que " "Tunisie libre,non à l'extèmisme" ,"Non à une nouvelle dictature" ,"La Tunisie n'a pas besoin de sang" ,"Non à la haine,non à l'ignorance" ,"Nous sommes libres et nous le resterons","Non à un 6ème Califat" sont sur toutes les lèvres.
"La Tunisie est libre. Non au terrorisme, non à la régression", "Nous sommes venus à bout du totalitarisme et nous n'accepterons pas qu'il revienne", pouvait-on lire sur certaines pancartes
"Nous sommes là pour élever la voix face aux agressions dont ont été victimes des intellectuels,des journalistes, des militants, et pour dire au gouvernement conduit par l'islamiste Jbèli d'Ennahdha que les libertés chèrement conquises par les Tunisiens ne doivent pas être remises en question", a déclaré un manifestant accompagné de sa femme et de son enfant de 16 ans.
Est-il nécéssaire d'indiquer que ,comme d'habitude, des islamistes "Milice" d'Ennahdha se sont rassemblés pour contrer cette manifestation et intimider cette foule.Pour essayer de gâcher cette marche pacifique les islamistes d'Ennahdha ont certes scandé leur slogan préféré "Takbir " mais également d'autres slogans provocateurs tel que "les zéro virgule ! Dégage" "Annakni". Heureusement ,les forces de sécurités ont établi un cordon pour éviter les affrontements.
 
Une autre grande marche a été organisée en parallèle à Sfax,deuxième ville du pays, .Des milliers de citoyens ont crié haut et fort : On ne cèdera pas à la violence .Ne touchez pas à notre liberté
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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

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