Un groupe de jeunes chômeurs ont bloqué, mercredi, l’accès à la zone industrielle de Gabès. Les sit-inneurs revendiquent des contrats de travail à l’entreprise environnementale créée par le groupe chimique dans la région.

S’il se poursuit, le sit-in risque de paralyser l’activité dans toute la zone industrielle et de causer une nouvelle pénurie de gaz. Il engendrera, aussi, de grandes pertes à la communauté nationale.

Les forces de la sécurité et de l'armée nationales sont intervenues, aujourd'hui, pour lever le sit-in observé depuis hier, à la zone industrielle de Gabès, par des jeunes sans emploi. Ces derniers revendiquent des contrats de travail à l'entreprise environnementale créée par le groupe chimique tunisien (GCT) dans la région.

L'intervention des forces de l'ordre et de l'armée a été réalisée après les vaines tentatives menées par les autorités régionales et des membres de la société civile pour convaincre les protestataires de mettre fin à ce sit-in qui menace de paralyser, de nouveau, l'activité des unités industrielles installées dans la région

La zone industrielle de Gabès vient de reprendre une activité normale après une série de sit-in qui l’avaient bloqué.

L'intervention des forces de l'ordre et de l'armée a été réalisée après les vaines tentatives menées par les autorités régionales et des membres de la société civile pour convaincre les protestataires de mettre fin à ce sit-in qui menace de paralyser, de nouveau, l'activité des unités industrielles installées dans la région dont les usines du GCT qui vient juste de reprendre son rythme de production habituel et les unités de remplissage des bouteille de gaz à usage domestique.

 

 

    Un groupe de chômeurs, diplômés de l’enseignement supérieur ont tenté de saccager la délégation de Gafsa, ce mercredi 15 février 2012.
Les jeunes ont brûlé des pneus devant le siège de la délégation avant d’attaquer l’établissement avec un jet massif de pierres.

Ils ont cassé les vitres des fenêtres avant de prendre la fuite dès l’arrivée des forces de l’ordre. La même source a indiqué que les responsables à la délégation avaient accepté des demandes de crédits déposés par ces jeunes pour la réalisation de petits projets avec un capital de trois mille dinars.

Présents hier, à la délégation en vue de recevoir la première tranche de crédit (1000 dinars) comme il a été promis, les fonctionnaires n’ont pas voulu les recevoir.
Aussi, la promesse n’a pas été tenue aujourd’hui; « Le délégué n’est pas ici, il n’y a personne, allez vous en ! » leurs ont fait savoir quelques présents à la délégation. Des pratiques qui ont suscité la colère de ces jeunes qui se sont sentis marginalisés et désespérés.

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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani
 
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