Tunisie : Appel à une Marche pacifiste pour la défense des libertés 27.01.12

Publié le par printempsdespeuples44

 

Plusieurs partis et associations ont appelé a une marche pacifiste, samedi 28 janvier 2012 au départ de la place des droits de l’homme, et ce pour dénoncer la détérioration des libertés et les agressions répétées contre des personnalités politiques et nationales.

 

Plusieurs partis politiques et associassions civiles dont notamment le Parti Démocratique Progressiste ( PDP ), Ettajdid, Afek tounes, le pôle ( PDM ), le parti du travail tunisien et le parti républicain appellent toutes les forces démocratiques et progressistes à une marche pacifique samedi 28 janvier à Tunis, suite à "la dégradation de la situation des libertés dans le pays"…

Ces partis appellent toutes les forces démocratiques et progressistes, dont les partis, organisations de la société civile, syndicats et indépendants, à contribuer à organiser et à réussir la marche pacifique, prévue pour le samedi 28 janvier 2012 à midi, à partir de la place des droits de l’homme, à l’avenue Mohamed 5 à Tunis.

La marche fait suite, également selon le même communiqué, "à la répétition d’actes de violence dans différents régions de la Tunisie, et la recrudescence d’un discours intégriste, extrémiste prônant la violence, y compris ce qui a émané de certains députés de la majorité au sein de l’assemblée nationale constituante, incitant à la rancœur entre Tunisiens, et ce devant la nonchalance du gouvernement provisoire, de prendre les mesures, ce qui est de nature à menacer le processus de transition démocratique en Tunisie, ainsi que les acquis de la révolution du peuple tunisien". 

Ce communiqué est relayé à grande échelle su les réseaux sociaux ( plus de 19.500 à l'heure où nous clôturons cet article.) dont voici le lien pour inscription à l'évènement Facebook.

 

Les libertés sont menacées : Appel à la vigilance

   

« L’état des libertés publiques en Tunisie appelle à la vigilance et à la mobilisation. Nous apprenons au quotidien des violations et des atteintes répétées aux libertés fondamentales : à la liberté d’expression, à la liberté de la presse, à la liberté d’information, à la liberté de création et à la liberté de pensée.

Nous tunisiennes et tunisiens de l’Etranger, signataires de cet appel, sommes inquiet(e)s de la dégradation des libertés acquises par la Révolution tunisienne dont la revendication essentielle était la liberté ! le travail et la dignité.

Nous sommes inquiet(e)s parce que chaque jour apporte son lot d’atteinte et de violation des libertés publiques et en particulier de la liberté de la presse.

Ce lundi 23 janvier se tenait un procès, celui d’une chaîne de télévision, procès qui n’aurait pas du exister et qui nous rappelle les sombres moments de la dictature de l’ancien régime.

Quels que soient les reproches « légitimes » d’une partie de l’opinion exprimés lors de la projection d’un film ou d’une création artistique, ceux-ci ne justifient ni la violence ni les menaces. Ces reproches ne justifient pas non plus la poursuite judiciaire d’une chaîne de télévision dans l’exercice de son travail.

Les médias, quelle que soit leur nature, publics ou privés, doivent jouir de la pleine liberté de diffusion et d’expression dans un pays libre et démocratique.

Lors de ce procès, Abdelhalim Messaoudi, Hamadi Redissi, Zyed Krichen, Salah Zeghidi, Saïda Garrach, Youssef Seddik... (journalistes, universitaires et militant des droits de l’homme), présents aux abords du palais de Justice, ont subi des agressions et des humiliations de la part d’un groupe de personnes dites « salafistes ».

Les libertés fondamentales avec l’indépendance de la Justice sont les piliers et les garants d’une société réellement démocratique.

Il est inadmissible qu’une société démocratique ne soit pas capable d’assurer l’ordre public et son maintien, de surcroît lors d’un procès qui semble mobiliser le ban et l’arrière ban de la partie qui l’a provoqué.

Est-ce normal que la sécurité des citoyen(ne)s ne soit pas assurée et que la police restée inerte dans un tel contexte ?

Nous ne pouvons rester silencieux devant cette violence et nous nous joignons à toutes les voix qui, en Tunisie, se sont élevées contre ses méthodes qui nous rappellent de tristes souvenirs.

Nous exprimons notre soutien et notre solidarité aux victimes de ces agressions et déplorons l’absence de sécurité dans ce contexte qui exigeait un minimum de prévention !

Nous signataires de cet appel demandons aux autorités publiques d’assumer leur responsabilité de garant du maintien de l’ordre public et de la sécurité des citoyen(ne)s. Nous regrettons que la police attende des ordres qui ne viennent pas !

Après les incidents subis par la faculté de La Manouba et le tâtonnement dans le traitement du problème par les autorités compétentes, nous voilà à nouveau, aujourd’hui, en présence d’une inertie des autorités en matière de maintien de l’ordre public.

Nous demandons aux autorités publiques de mettre tout en œuvre pour rechercher les auteurs de ces violences, de les traduire devant les tribunaux et d’assurer sans délai la sécurité des personnes menacées.

Nous rappelons que la démocratie ne peut se construire dans un climat d’intolérance et de violence et en l’absence du respect des libertés fondamentales (libertés publiques et individuelles). »

communiqué:Collectif de Tunisiens à l'étranger

 

L'INRIC appelle à éviter au pays de retomber dans la spirale de la violence

 

Après les multiples agressions ,commises par des islamistes ,contre les journalistes ,l'Instance Nationale pour la Réforme de l’Information et de la Communication ( INRIC ) a appelé à mettre un terme aux agressions répétées contre les journalistes, à démasquer leurs auteurs et à les traduire en justice.

Dans une lettre adressé jeudi au Président de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC ) , au Président provisoire de la République et au Chef du Gouvernement provisoire, l’INRIC s’élève contre les attaques verbales, les violences physiques et les menaces de mort dont étaient victimes les journalistes et les défenseurs des droits humains, lundi 23 janvier 2012 devant le palais de justice, à l’occasion du procès d’opinion intenté contre la chaîne de télévision privée «Nessma TV».

L’INRIC considère que ces agressions n’auraient pas eu lieu si la sécurité était assurée et si les auteurs des actes commis contre les journalistes au cours des dernières semaines et des derniers mois avaient été sanctionnés.

L’INRIC estime que les agressions répétées contre les journalistes, dans l’impunité la plus totale, et les accusations injustes portées contre les médias auxquels on tente de faire porter la responsabilité exclusive de tous les maux que connaît actuellement la Tunisie, sont de nature à recréer le climat de peur, de menace et de censure qui pesait sur les entreprises de presse.

Un climat qui a privé le pays durant des décennies d’une information libre et pluraliste reflétant les attentes et aspirations des Tunisiens et qui ne ferait pas des journalistes un instrument entre les mains des gouvernants.

L’INRIC appelle, dans cette lettre, à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour protéger les journalistes, dans l’accomplissement de leur mission, en mettant en application les dispositions du nouveau code de la presse qui criminalisent les agressions contre les journalistes.

L’INRIC appelle également à lever «l’immunité» dont semblent bénéficier les auteurs de ces agressions, afin d’éviter au pays de retomber dans la spirale de la violence, de l’injustice et de l’oppression, qui commence généralement par le musellement des journalistes et le bâillonnement de la liberté d’expression.

 

La Faculté des Lettres de Manouba évacuée de tous les sit-ineurs

 

La Faculté des lettres, des Arts et des Humanités de Manouba a été évacuée, jeudi 26 janvier au soir, de tous les sit-ineurs.

Mohamed Bakhti, porte-parole des sit-ineurs a affirmé que le mouvement observé dans l’enceinte universitaire est levé. De même pour la grève de la faim observée, par les étudiantes portant le «Niqab», depuis mercredi 18 janvier, a ajouté Bakhti sans donner de plus amples explications.

Des négociations ont, rappelle-t-on,  eu lieu au milieu de la journée entre les sit-ineurs et le chef du district de la garde nationale de la Manouba au sujet de l’évacuation de la faculté qui s’est déroulée sans heurts.

On rappelle aussi que les étudiants ont passé jeudi leurs épreuves dans des conditions quasi-normales.

Source : TAP

 

Publié dans Tunisie

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