Koweit : Manifestations de partisans et adversaires du gouvernement 22.11.11

Publié le par printempsdespeuples44

Des partisans et des adversaires du gouvernement koweïtien ont manifesté séparément mardi au moment où le riche émirat pétrolier du Golfe plonge dans une crise politique, provoquée par un scandale de corruption impliquant des députés.
Des milliers de partisans du gouvernement se sont rassemblés en soirée devant le siège du Parlement pour exprimer leur plein soutien et leur loyauté à l'émir et à son Premier ministre.


Le rassemblement est survenu au lendemain d'une manifestation de l'opposition au cours de laquelle des milliers de personnes ont réclamé la démission du chef du gouvernement, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad Al-Sabah, et la dissolution du Parlement.


Pour leur part, des groupes de l'opposition libérale ont organisé mardi un rassemblement à Koweït et réclamé le limogeage du Premier ministre et accusé le gouvernement de corruption à large échelle.


L'émir, cheikh Sabah al-Ahamd Al-Sabah, a déclaré lors d'un entretien avec les rédacteurs en chef des journaux locaux publié lundi qu'il n'allait pas limoger son Premier ministre ou dissoudre le Parlement, sous la pression de l'opposition. Il a également dénoncé la prise d'assaut du Parlement par des manifestants mercredi, une "journée noire" dans l'histoire du pays selon lui.


Brandissant le drapeau national et des portraits de l'émir, les partisans du gouvernement ont appelé à juger les militants de l'opposition ayant participé à l'assaut de mercredi. "Le peuple veut l'application de la loi", ont-ils chanté.
Lors du rassemblement des libéraux, des députés et des militants ont souligné qu'un règlement de la crise passait par le limogeage du gouvernement, la dissolution du Parlement et la convocation d'élections anticipées.
Saleh al-Moulla, un député du Bloc de l'Action nationale, a annoncé que les cinq députés de son groupe allaient voter contre le Premier ministre lors de son audition, prévue le 29 novembre, au Parlement.


Le procureur général a ouvert en septembre une enquête sur une quinzaine de députés, accusés d'avoir obtenu des versements illégaux sur leurs comptes bancaires, estimés par l'opposition à 350 millions de dollars.
L'opposition accuse également cheikh Nasser, un membre éminent de la famille régnante des Al-Sabah, d'avoir transféré des millions de dollars de fonds publics sur ses comptes bancaires à l'étranger.
Le gouvernement a catégoriquement nié ces accusations.

Publié dans Moyen-0rient

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