Syrie: appel à manifester vendredi contre "le protocole de la mort" 22.12.11

Publié le par printempsdespeuples44

Une manifestation anti-Assad à Zabadani, près de Damas. Handout/ Reuters

 

Les militants pro-démocratie ont appelé à manifester en Syrie vendredi sous le slogan "le protocole de la mort", en référence au plan signé lundi par la Ligue arabe et les autorités syriennes, y voyant une manoeuvre du régime.

"Le protocole de la mort, un permis de tuer", ont écrit sur leur page Facebook les militants qui animent depuis plus de neuf mois la contestation contre le régime du président Bachar al-Assad.
Selon eux, le régime a profité de la signature du protocole pour intensifier les opérations militaires "barbares" qu'il mène depuis le début de la contestation contre les villes rebelles.
L'opposition syrienne a recensé 250 morts au moins durant les 48 heures qui ont suivi la signature au Caire de ce protocole.
Dénonçant des "massacres", le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité de l'opposition, a également appelé à des réunions d'urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité.

Selon le protocole signé lundi, les observateurs, dont le "nombre sera raisonnable pour accomplir la mission", seront "des experts civils et militaires arabes choisis par des pays ou des organisations arabes".
Leur tâche consistera à "surveiller l'arrêt de la violence de tous les côtés et à s'assurer de la libération des détenus arrêtés en liaison avec la crise actuelle", stipule le texte.
Les observateurs "devront être libres de communiquer avec quiconque, en coordination avec le gouvernement syrien. Ils devront aussi vérifier que les éléments armés ont disparu des villes et faire en sorte que le gouvernement autorise les médias à entrer dans le pays", selon le texte.

Sur le terrain, quatre civils dont une femme ont été tués par les forces de sécurité qui ont tiré à la mitrailleuse lourde dans le quartier de Baba Amro à Homs (centre), a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Et "les forces militaires syriennes, accompagnés de chars et de véhicules de transports de troupes ont pénétré jeudi matin dans la ville de Khan Cheikhoune" où des tirs nourris et des explosions étaient entendus, a affirmé cette organisation.

 

Des funérailles d’un militant tué plus tôt dans la journée ont tourné à la manifestation à Zabadani hier. Handout/ Reuters

 

L’opposition évoque 250 morts en 48 heures, dont 123 pour la seule journée de mardi.

 

L’opposition syrienne a appelé à une réunion d’urgence de la Ligue arabe et du Conseil de sécurité faisant état de « massacres » qu’aurait perpétrés le régime, à la veille du début de la mission d’observateurs arabes censés mettre fin aux violences.
Dans un communiqué, le Conseil national syrien (CNS) demande aussi au Conseil de sécurité de déclarer les villes attaquées « zones de sécurité » afin qu’elles bénéficient d’une protection internationale et d’obliger les forces du régime à se retirer de ces zones. Le CNS parle en outre d’un « génocide à grande échelle », en particulier dans les montagnes de Zaouia, à Idleb et à Homs, et exhorte les agences humanitaires à intervenir en urgence.

 

Le CNS a également appelé les Syriens à l’étranger, « leurs frères arabes et tous les défenseurs de la liberté à organiser des manifestations massives » devant les représentations diplomatiques syriennes dans le monde.
Damas a aussitôt accusé l’opposition de vouloir saboter la mission d’observation de la Ligue arabe qui doit débuter aujourd’hui. Rappelons que le n° 2 de la Ligue arabe, Ahmad ben Helli, avait annoncé mardi qu’une équipe d’observateurs dirigée par Samir Seif el-Yazal, assistant du secrétaire général, se rendrait à Damas aujourd’hui. Ces observateurs doivent suivre l’application d’un plan de sortie de crise qui prévoit l’arrêt de la répression, la libération de personnes emprisonnées lors de manifestations et le retrait de l’armée des villes.

 

Une manifestation anti-Assad dans le quartier al-Midane, près de Damas

 

Une première équipe d'observateurs arabes déjà en Syrie

Une première équipe d'observateurs dirigée par Samir Seif al-Yazal, assistant du secrétaire général de la Ligue arabe, est arrivée jeudi à Damas.

Selon le protocole de la Ligue arabe signé lundi par les autorités syriennes, les observateurs, dont le "nombre sera raisonnable pour accomplir la mission", seront "des experts civils et militaires arabes choisis par des pays ou des organisations arabes".

Leur tâche consistera à "surveiller l'arrêt de la violence de tous les côtés et à s'assurer de la libération des détenus arrêtés en liaison avec la crise actuelle", stipule le texte.

Les observateurs "devront être libres de communiquer avec quiconque, en coordination avec le gouvernement syrien. Ils devront aussi vérifier que les éléments armés ont disparu des villes et faire en sorte que le gouvernement autorise les médias à entrer dans le pays", selon le texte.

 

 

 

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