Dans le box des accusés, Vladimir Poutine se tient debout, le regard baissé, lors de l’énoncé des chefs d’accusations dont il doit répondre. C’est ce que montre un montage vidéo dans lequel l'homme fort de la Russie, Vladimir Poutine, est derrière les barreaux dans un tribunal le jugeant pour "préparation d'actes de terrorisme".

 

"L'arrestation de Vladimir Poutine : reportage de la salle du tribunal" montre l'actuel Premier ministre dans le tribunal Khamovnicheski de Moscou, jugé par le magistrat Viktor Danilkine, qui avait condamné fin 2010 l'ex-magnat du pétrole et détracteur du régime russe, Mikhaïl Khodorkovski.

 

La voix off explique que M. Poutine est jugé pour "détournement de biens d'Etat", "abus de pouvoir", "machinations financières" et "participation à la préparation d'actes de terrorisme visant à semer la terreur dans la population et à exercer une influence sur les organes de l'Etat".

 

On y voit M. Poutine, la tête baissée, debout dans la cage dans laquelle comparaissent les prévenus à l'intérieur des tribunaux russes. Autour de lui, les flashs des photographes crépitent.

 

La vidéo avait été visionnée 1,8 million de fois ce midi, trois jours après sa mise en ligne.

La vidéo a été mise en ligne sur le compte youtube LancelotChannel appartenant à l'agence d'image Lancelot et fait la publicité d'un documentaire, "L'assassinat de la Russie", datant de 2002.

Ce film accuse la sécurité d'Etat (FSB) d'avoir orchestré les attentats de 1999 en Russie pour permettre l'accession au pouvoir de Vladimir Poutine, un ancien officier du KGB.

 

L'un des auteurs du film est Alexandre Litvinenko, un ancien du FSB et détracteur du régime russe, décédé en novembre 2006 à Londres après avoir été empoisonné au polonium, une substance radioactive.

 

Les opposants russes, largement privés d'accès aux médias traditionnels, prolifèrent sur l'internet et des vidéos dénonçant M. Poutine rencontrent régulièrement un grand succès.

 

Vidéo
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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani
 
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