Maroc: liberté provisoire refusée à un jeune rappeur 30.12.11

Publié le par printempsdespeuples44

Casablanca - Le tribunal de Casablanca a rejeté la demande de liberté provisoire du rappeur marocain Moad Al-Haqed, militant du Mouvement du 20 février détenu depuis le 10 septembre pour avoir "agressé" un contre-manifestant, a-t-on appris vendredi auprès de son comité de soutien.

 

"L'audience a été reportée au 3 janvier mais la demande de liberté provisoire a de nouveau été refusée par le juge", a déclaré à l'AFP Maria Karim, du comité de soutien du rappeur. Ce dernier, souriant, a été présenté au tribunal devant le juge dès le début de l'audience qui a prononcé rapidement le report.

"L'audience, qui s'est déroulée jeudi en fin d'après midi a été marquée par l'absence des deux témoins à charge", précise encore Maria Karim, présente lors de l'audience.

Selon son avocat, Me Mohammed Messaoudi "aucune raison juridique ne justifie le maintien en détention de Moad".

Moad Al-Haqed est considéré comme l'un des chanteurs les plus célèbres du Mouvement du 20 février qui manifeste dans les grandes villes pour revendiquer des changements politiques profonds au Maroc.

Le tribunal de Casablanca accuse Moad d'avoir agressé un contre-manifestant, ce que nient ses proches. "Moad est un artiste non violent. Il s'agit tout simplement d'une affaire politique", affirme l'humouriste marocain Ahmed Snoussi (Bziz).

Les chansons du rappeur, très critiques à l'égard des autorités, sont très écoutées notamment sur les réseaux sociaux. Une pétition appelant à sa libération, publiée dans son site "l7a9ed.com " est signée par plusieurs personnalités.

 

 

Publié dans Maroc

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