La rébellion libyenne a affirmé mardi qu'elle n'était intéressée que par les "initiatives sérieuses" portant sur un départ de Mouammar Kadhafi, en réaction aux informations sur les contacts du régime libyen avec la France.
"Le Conseil national de transition ne prendra en compte que les initiatives sérieuses qui prévoient, sans équivoque, un départ de Kadhafi et de ses fils", a déclaré par téléphone à l'AFP l'un des porte-parole des rebelles, Mahmoud Chammam.
M. Chammam a assuré que c'est Béchir Saleh, un proche de Kadhafi qui était allé récemment en France pour proposer que le leader libyen soit placé en résidence surveillée en Libye sous protection internationale.
La proposition, communiquée à la rébellion par une tierce partie, a été rejetée, a encore assuré M. Chammam, en affirmant que Seif al-islam, le plus influent des fils de Kadhafi, était contre ce scénario de sortie de la crise.
M. Chammam a affirmé en outre, que Béchir Saleh et Abdallah Mansour, un autre proche du leader libyen, étaient en contact avec de "nombreuses parties internationales en vue d'un départ de Kadhafi de Libye".
Il a en outre minimisé l'importance des contacts menés par l'opposant islamiste libyen, Ali Sallabi, avec le régime de Tripoli pour trouver une issue au conflit. "Il ne fait que prendre le pouls du régime", a-t-il dit.
Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré mardi que des "contacts" avaient été noués avec le régime libyen en vue du départ de Mouammar Kadhafi, mais qu'il n'y avait pas à ce jour de véritable négociation.
"Il y a effectivement des contacts, ce n'est pas au jour d'aujourd'hui une véritable négociation", a-t-il déclaré sur la radio France Info. "Nous recevons des émissaires qui nous disent: voilà, Kadhafi est prêt à partir, discutons en", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre libyen, Baghdadi al-Mahmoudi, a laissé entendre que d'éventuelles négociations entre le pouvoir et les rebelles, ainsi qu'avec les pays de l'Otan impliqués, pourraient se tenir sans que Mouammar Kadhafi y participe, a rapporté mardi le quotidien Le Figaro.

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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

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