Plusieurs milliers d'Israéliens auxquels s'étaient joints des Palestiniens et des militants étrangers ont défilé vendredi pour "l'indépendance de la Palestine" à Jérusalem-est à l'approche d'une demande d'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU.

Agitant des drapeaux palestiniens et des banderoles sur lesquelles était écrit: "solidarité", "chacun a droit à droit à un Etat indépendant", les manifestants ont marché de la porte de Jaffa de la Vieille ville au quartier arabe de Cheikh Jarrah, théâtre de manifestations hebdomadaires contre l'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs.

Selon les organisateurs, la marche a réuni près de 5.000 personnes. La radio publique israélienne a pour sa part fait état de 2.000 manifestants, tandis qu'un porte-parole de la police interrogé par l'AFP a affirmé que la marche n'avait été suivie que par un demi-millier de participants.

Faute de perspective sérieuse de reprise des négociations de paix, enlisées depuis neuf mois, les Palestiniens comptent demander à l'ONU l'admission d'un Etat de Palestine, une option catégoriquement rejetée par Israël et Washington.

Cette "marche pour l'indépendance", qui s'est déroulée sans incident, a été organisée par le "Comité de solidarité avec Cheikh Jarrah", en soutien à une future demande des Palestiniens de reconnaissance d'un Etat palestinien.

La procession, qui s'étirait tout le long des remparts de la Vieille ville, a symboliquement emprunté "en sens inverse" l'itinéraire suivi le 1er juin par des dizaines de milliers de manifestants israéliens, presque tous des nationalistes religieux, venus célébrer "la réunification de Jérusalem".

Jérusalem-est a été conquise, puis annexée par Israël, une mesure qui n'a pas été reconnue par la communauté internationale. Les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-est la capitale de leur futur Etat.

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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

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