France : La taxe sur la carte de séjour des étudiants étrangers augmentée de plus de 600% 01.01.12

Publié le par printempsdespeuples44

Le gouvernement français a décidé de rehausser de plus de 600% la taxe sur le renouvellement du titre de séjour pour les étudiants étrangers. Une énième manœuvre du gouvernement Sarkozy dans sa lutte contre l’immigration que certains qualifie de « névrose obsessionnelle ».


« Gratuit jusqu'en décembre 2008, le renouvellement d'un titre de séjour étudiant est actuellement soumis à une taxe comprise entre 55 et 70 euros. A partir du 1er janvier [2012, ndlr], la taxe variera entre 200 et 385 euros. A cela s'ajoute une nouvelle contribution de 110 euros, payable dès le dépôt de la demande, et non remboursable même en cas de refus. » Autrement dit, le gouvernement français augmente de plus de 600% la taxe sur le renouvellement de la carte de séjour pour les étudiants étrangers. La mesure a été promulguée ce 28 décembre, dans la loi de finances 2012.

Un « troisième coup de massue de Guéant » aux étudiants étrangers, qui fait sortir de ses gongs Vincent Chauvet, président du MoDem Sciences-Po, et l’oblige à parler de « névrose obsessionnelle ». En effet, l’équipe de Sarkozy multiplie les manœuvres pour barricader davantage les portes de l’Hexagone et pousser, le maximum possible d’étrangers, vers la sortie. C’est la fameuse politique du chiffre en matière d’immigration.

Baguette magique

Le 6 septembre dernier, un nouveau décret portait à 615 euros minimum, les ressources exigées pour l’obtention d’un titre de séjour étudiant. Soit une augmentation de 30% par rapport au montant précédemment  exigé.  Une entrave venue s’ajouter à la « circulaire Guéant » du 31 mai, visant à interdire de nombreux étrangers à travailler en France après leurs études. Elle prévoyait de faire verser aux employeurs d’étrangers une taxe de 50% de la rémunération mensuelle du nouveau salarié, dans la limite de 2,5 fois le SMIC la première année et de 160 euros les années suivantes.

La polémique suscitée par « sa » circulaire a obligé le ministre de l’Intérieur à lâcher du lest  en promettant de la réviser. Mais le gouvernement de l’UMP ne manquant pas d’inspiration  dans sa lutte contre l’immigration n’a pas tardé à trouver une autre baguette magique : la nouvelle taxe sur le renouvellement de la carte de séjour qui va certainement rapporter gros aux caisses d’un Etat qui compte pas moins de 278 000 étudiants étrangers.

 

Etudiants étrangers en France : La carte de séjour «salarié» sera chèrement payée !

 

Les étudiants étrangers qui souhaitent entamer une carrière professionnelle en France devront désormais payer plus cher pour prétendre obtenir la fameuse carte de séjour “salarié”.

 

En effet, le ministère français des Finances vient de rendre effective une taxe dont doivent s’acquitter les nouveaux diplômés pour espérer pouvoir travailler légalement.

Par le biais de la loi de Finances 2012, entrée en vigueur le 1er janvier 2012, les étudiants étrangers diplômés devront payer la taxe due à l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui varie entre 200 et 385 euros, soit le régime “commun” pour avoir leurs papiers.

Une augmentation substantielle quand on sait que cette taxe ne dépassait pas les 85 euros jusque là. C’est là un autre tour de vis opéré par les autorités françaises pour limiter au maximum le séjour des étudiants étrangers et plus généralement les immigrés sur leur territoire.

En effet, cette taxe “contre” les étudiants, fait suite à la fameuse circulaire du ministre de l’Intérieur Claude Guéant et de son collègue du travail Xavier Bertrand du 31 mai durcissant l’accès au séjour des étudiants étrangers en France. Les préfets étaient invité a durcir les conditions de délivrance des changements de statuts permettant aux étudiant étrangers de travailler.

Immigration choisie mais taxée !

Les critiques et les protestations des associations des étudiants étrangers n’ont finalement pas suffit pour infléchir la volonté des autorités françaises de dresser ce barrage. Ainsi, et à compter de ce 1er janvier, un jeune diplômé étranger demandant une carte de séjour “salarié” devra la payer chèrement.

Seule consolation, les étrangers qui demandent un titre de séjour pour étudier en France, ou qui renouvellent leur titre de séjour étudiant, la taxe ( aujourd’hui comprise dans une fourchette de 55 à 70 euros) n’augmente que de trois euros.

Pour autant, la mesure à jeté le froid dans les milieux des étudiants étrangers. “C’est une bombe pour les étudiants et diplômés étrangers”, dénonce Fatma Chouaieb, l’une des porte-parole du Collectif du 31 mai, créé par des diplômés étrangers, cité par l’APS.

Son collègue Vincent Chauvet, n’en pense pas moins : “C’est une mesure de plus pour décourager, cette fois fiscalement, les diplômés étrangers à poursuivre leur carrière en France, dans la droite ligne de la circulaire du 31 mai”, déplore-t-il. Même réaction indignée chez la Fédération des associations générales étudiantes (Fage). “Pour les étudiants diplômés souhaitant basculer au statut de salarié, c’est une augmentation très substantielle. Entre la circulaire du 31 mai, le relèvement des ressources demandées pour étudier en France (depuis un décret de septembre, il faut pouvoir justifier de 7 680 euros de ressources annuelles contre 5 400 en 2010), et cette hausse, le gouvernement semble bien chercher à massacrer les conditions d’accueil des étudiants et diplômés étrangers en France”, commente, Thibaut Servant, vice-président en charge des Affaires sociales à la Fage.

C’est dire que ces nouvelles mesures imposées aux diplômés étrangers visent rien moins qu’à rendre leur séjour en France presque insupportable. Il en revanche curieux de voir le gouvernement français “taxer” des diplômés qui font pourtant partie de la fameuse “immigration choisie” chère à Nicolas Sarkozy !

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