France : Appel à occuper partout les Pôle emploi le 17 janvier 2012

Publié le par printempsdespeuples44

 

Les Indignés, en coordination avec des associations de chômeurs et des syndicats, invitent tous les privé(e)s d'emploi et précaires à participer à un mouvement national d'occupation de certaines agences le mardi 17 janvier, veille du «sommet pour l'emploi» de Nicolas Sarkozy. Voici leur appel.

Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires qui demandent, en vertu des alinéas 5 et 11 du Préambule de notre Constitution, qu'on les respecte : si «Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi», alors «Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler, a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence».

STOP aux diminutions d'indemnisation, aux suppressions et aux refus d'allocations;
STOP aux retards de traitement des dossiers;
STOP aux radiations/sanctions injustifiées et intempestives;
STOP aux contrôles abusifs et aux convocations multiples;
STOP à la dématérialisation des courriers qui dématérialise les chômeurs;
STOP au travail gratuit via les EMTPR et consorts;
STOP au travail obligatoire pour les allocataires du RSA;
STOP aux contrats précaires CDD, CUI, CAE CIE...
STOP à la stigmatisation des sans emploi et aux discriminations sociales !

Le 18 janvier, lors de son «sommet pour l'emploi», le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs une flexibilité à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire... Bref, une légalisation du chantage à l'emploi et du «Gagner moins pour continuer à travailler», sous prétexte de résoudre leur crise !

Le gouvernement Sarkozy nous invite à partager le chômage au lieu de partager le travail !

Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés : Voilà pourquoi nous devons nous mobiliser !
Gérer l'exclusion, ce n'est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n'est pas lutter contre le chômage.

Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et à vivre dignement tous, dépend de chacun d’entre nous.
LE 17 JANVIER 2012, OCCUPONS PÔLE EMPLOI !

Les Indignés — en collaboration avec des associations de chômeurs et des collectifs (dont AC!, la CGT-Chômeurs Rebelles du Morbihan, le MCPL de Rennes, l'APEIS, le MNCP, Génération Précaire, Recours-Radiation, les Désobéissants, ou la C.R.I.S.E de Nancy…), des syndicats (dont FO Intérim, la CNT, la CGT-Pôle Emploi, SUD et le SNU…) et des partis politiques (dont le Front de gauche ou le NPA) — sont en train de se mettre d'accord sur le choix d'une agence dans chaque ville de France concernée par le mouvement, dont voici une première liste non exhaustive.

Ça bouge ! Les actions se montent une par une, ville après ville. Le mouvement se construit et grossit au fur et à mesure. Nous publierons d'ici une semaine sa cartographie définitive afin que vous puissiez participer.
En attendant, plus d'infos ici :

“Occupons Pôle Emploi”, le blog officiel
Le blog de France Uncut “Nous sommes les 99%”

 

Les indignés de la Défense demandent justice
16 janvier 2012 | Par Michel Deléan

Une procédure sensible doit être déposée mardi 17 janvier au matin sur le bureau du procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye. Vingt-trois « indignés de la Défense », défendus par l’avocat parisien Christophe Ayela, déposent plainte contre X pour « entrave à la liberté d’expression, atteintes volontaires à l’intégrité physique de la personne, non-assistance à personne en danger,destructions de biens, discrimination du fait du refus de recevoir les
plaintes, et propos injurieux ».

«  Face aux violences policières contre un rassemblement pacifique, face aux intimidations et aux menaces, nous avons choisi de riposter  sur le plan juridique  », expliquent plusieurs des « indignés »,rencontrés lundi 16 janvier avec leur défenseur. Pour M e Ayela, «  ce rassemblement était tout à fait légal, et on ne pouvait pas le disperser, encore moins en recourant à la violence  ».

Une indignéeUne indignée

La plainte rédigée par l’avocat (bénévole) des « indignés », que Mediapart a consultée, recense minutieusement les coups donnés sans raison par les forces de l’ordre, cela en contradiction avec le Code pénal, le code de déontologie policière, et les arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme.

Certains plaignants ont reçu des coups de matraque, d’autres se sont fait marcher dessus, d’autres ont subi des étouffements. Leur nourriture a été piétinée. Les cartons et les tentes arrachés et emmenés on ne sait où. Des sacs, du matériel de secours, des couvertures de survie et des sacs de couchage ont disparu.

Plusieurs refus d'enregistrer les plaintes


«  Il faut changer les mentalités, la police doit respecter la loi, et ne bénéficie d’aucune immunité, la tradition de violence policière doit s’arrêter  », explique M e Ayela. «  Il s’agit de rassemblements pacifiques qui participent au débat démocratique, et ne représentent aucune menace. »

 «  Aves des palettes, des tentes et de la nourriture, on serait encore à la Défense, sourit une indignée . Au lieu de cela, les charges policières ont donné une image globale de peur et de violence à la télé.  » Même le chien d’un des plaignants a reçu des coups de pied d'un policier…

Le campement citoyenLe campement citoyen


Plusieurs des indignés assurent, par ailleurs, qu’on a refusé de prendre leur plainte au commissariat de la Défense, les policiers faisant état d’instructions reçues en ce sens. Certains des plaignants se sont obstinés, et ont saisi l’inspection générale des services (IGS).

 Si le parquet décide d'enquêter sérieusement, les éléments de preuves ne devraient pas manquer : à l’appui de sa plainte, Christophe Ayela  joint notamment une vidéo très explicite, tournée le 4 novembre 2011.

Née à la suite du mouvement des indignés espagnols, et grâce à une mobilisation spontanée sur les réseaux sociaux, l’occupation pacifique du parvis de la Défense aura duré du 4 novembre au 4 décembre dernier,mais sans qu’un véritable campement citoyen ait pu s’établir, les forces de l’ordre expulsant et dispersant régulièrement les occupants.

Une vingtaine d'entre eux ont même été arrêtés, placés en garde à vue et convoqués devant le procureur aux fins de rappel à la loi. Un comble, si l’on considère – comme leur avocat – qu’ils n’enfreignaient aucune loi.

Outre sa valeur emblématique, la plainte des « indignés » peut également permettre au procureur de Nanterre, Philippe Courroye, de démontrer à quel point il veille scrupuleusement – et en toute  indépendance – à ce que la loi s’applique à tous de manière égale.

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