Partager l'article ! Espagne: la police interdit l'accès à la Puerta del Sol à Madrid 04.08.11: La police anti-émeutes espagnole a interdit jeudi, pour ...
La police anti-émeutes espagnole a interdit jeudi, pour la troisième journée consécutive, l'accès à la place de la Puerta del Sol à Madrid pour empêcher les protestataires "indignés" de s'y
réinstaller.
Des rangées de policiers munis de boucliers étaient alignées derrière des barrières dans les rues menant à la place pour en bloquer l'accès. La station de métro de la place, la plus fréquentée de
la ville, a été fermée pendant plusieurs heures de même que l'arrêt d'un train de banlieue.
D'habitude bondés de touristes à cette époque de l'année, les cafés et restaurants des rues adjacentes ont aussi fermé leurs portes.
La police avait évacué mardi à l'aube le campement emblématique des "indignés" de la Puerta del Sol, où était né le 15 mai le mouvement de protestation contre les effets de la crise et la
politique du gouvernement socialiste.
Environ 200 manifestants se sont rassemblés jeudi en fin de journée face aux policiers en scandant "honte, honte" ou "le peuple uni jamais ne sera vaincu".
Ils se sont ensuite dirigés vers le centre-ville et ont bloqué plusieurs fois la circulation en s'asseyant au milieu de la rue.
La grande place de la Puerta del Sol avait été occupée pendant un mois, du 17 mai au 12 juin, par un "village" de tentes devenu le coeur du mouvement. Depuis, il n'y restait qu'un stand
d'information animé par les militants 24 heures sur 24. Ce dernier a été évacué par la police mardi matin.
Les manifestants ont accusé les autorités de vouloir "nettoyer" la place pour la venue du pape à Madrid à l'occasion des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) organisées du 16 au 21 août dans
la capitale espagnole.
Né autour d'un même ras-le-bol, rassemblant jeunes, chômeurs, salariés ou retraités, le mouvement des "indignés", relayé par les réseaux sociaux et soutenu par l'opinion publique, a réuni jusqu'à
200.000 manifestants le 12 juin et a essaimé en Europe.
La police anti-émeutes espagnole avait interdit jeudi, pour la troisième journée consécutive, l'accès à la place de la Puerta del Sol à Madrid pour empêcher les protestataires "indignés" de s'y réinstaller.
Pour dénoncer cette interdiction, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés jeudi en fin de journée dans la capitale face aux policiers en scandant "Honte, honte" ou "Le peuple uni jamais ne sera vaincu".
Ils s'étaient ensuite dirigés vers le centre-ville et avaient bloqué plusieurs fois la circulation en s'asseyant au milieu de la rue. Dans la soirée, la police les a dispersés devant les grilles du ministère de l'Intérieur en chargeant, selon des témoins.
Selon un porte-parole des services d'urgence, les heurts ont fait 20 blessés légers, dont sept policiers.
Selon le quotidien El Pais, trois personnes ont été interpellées.
La police avait évacué mardi à l'aube le campement emblématique des "indignés" de la Puerta del Sol, où était né le 15 mai le mouvement de protestation contre les effets de la crise et la politique du gouvernement socialiste.
La grande place de la Puerta del Sol avait été occupée pendant un mois, du 17 mai au 12 juin, par un "village" de tentes devenu le coeur du mouvement. Depuis, il n'y restait qu'un stand d'information animé par les militants 24 heures sur 24. Ce dernier a été évacué par la police mardi matin.