La police anti-émeutes espagnole a interdit jeudi, pour la troisième journée consécutive, l'accès à la place de la Puerta del Sol à Madrid pour empêcher les protestataires "indignés" de s'y réinstaller.
Des rangées de policiers munis de boucliers étaient alignées derrière des barrières dans les rues menant à la place pour en bloquer l'accès. La station de métro de la place, la plus fréquentée de la ville, a été fermée pendant plusieurs heures de même que l'arrêt d'un train de banlieue.
D'habitude bondés de touristes à cette époque de l'année, les cafés et restaurants des rues adjacentes ont aussi fermé leurs portes.
La police avait évacué mardi à l'aube le campement emblématique des "indignés" de la Puerta del Sol, où était né le 15 mai le mouvement de protestation contre les effets de la crise et la politique du gouvernement socialiste.
Environ 200 manifestants se sont rassemblés jeudi en fin de journée face aux policiers en scandant "honte, honte" ou "le peuple uni jamais ne sera vaincu".
Ils se sont ensuite dirigés vers le centre-ville et ont bloqué plusieurs fois la circulation en s'asseyant au milieu de la rue.
La grande place de la Puerta del Sol avait été occupée pendant un mois, du 17 mai au 12 juin, par un "village" de tentes devenu le coeur du mouvement. Depuis, il n'y restait qu'un stand d'information animé par les militants 24 heures sur 24. Ce dernier a été évacué par la police mardi matin.
Les manifestants ont accusé les autorités de vouloir "nettoyer" la place pour la venue du pape à Madrid à l'occasion des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) organisées du 16 au 21 août dans la capitale espagnole.
Né autour d'un même ras-le-bol, rassemblant jeunes, chômeurs, salariés ou retraités, le mouvement des "indignés", relayé par les réseaux sociaux et soutenu par l'opinion publique, a réuni jusqu'à 200.000 manifestants le 12 juin et a essaimé en Europe.

Des affrontements entre des protestataires et les forces de l'ordre ont éclaté jeudi soir devant le ministère espagnol de l'Intérieur, à Madrid. Au moins 20 personnes, parmi lesquelles sept policiers, ont été blessés.
Au moins 20 personnes, dont sept policiers, ont été blessés jeudi soir à Madrid lors de heurts entre protestataires "indignés" et forces de l'ordre devant le ministère espagnol de l'Intérieur, ont indiqué les services d'urgence.

La police anti-émeutes espagnole avait interdit jeudi, pour la troisième journée consécutive, l'accès à la place de la Puerta del Sol à Madrid pour empêcher les protestataires "indignés" de s'y réinstaller.

Pour dénoncer cette interdiction, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés jeudi en fin de journée dans la capitale face aux policiers en scandant "Honte, honte" ou "Le peuple uni jamais ne sera vaincu".

Ils s'étaient ensuite dirigés vers le centre-ville et avaient bloqué plusieurs fois la circulation en s'asseyant au milieu de la rue. Dans la soirée, la police les a dispersés devant les grilles du ministère de l'Intérieur en chargeant, selon des témoins.

Selon un porte-parole des services d'urgence, les heurts ont fait 20 blessés légers, dont sept policiers.

Selon le quotidien El Pais, trois personnes ont été interpellées.

La police avait évacué mardi à l'aube le campement emblématique des "indignés" de la Puerta del Sol, où était né le 15 mai le mouvement de protestation contre les effets de la crise et la politique du gouvernement socialiste.

La grande place de la Puerta del Sol avait été occupée pendant un mois, du 17 mai au 12 juin, par un "village" de tentes devenu le coeur du mouvement. Depuis, il n'y restait qu'un stand d'information animé par les militants 24 heures sur 24. Ce dernier a été évacué par la police mardi matin.

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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani
 
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