Bahreïn : une militante des droits de l'Homme frappée par la police 16.12.11

Publié le par printempsdespeuples44

 

 

Une militante des droits de l'Homme a été menottée, emmenée de force et frappée par la police, selon une vidéo mise en ligne vendredi et les déclarations d'un groupe de défense des droits de l'Homme. La vidéo montre Khawaja être menottée par une policière, puis une autre policière l'agrippe violemment, avant qu'elles ne la tirent toutes les deux vers un véhicule de police. Toujours sur les images, on voit l'une des policières donner un coup à la poitrine à Khawajah alors qu'elle est allongée sur le trottoir.

 

Fille du militant emprisonné Abdulhadi al-Khawaja, Zainab al-Khawaja a été arrêtée mardi et se trouvait toujours en détention vendredi, a indiqué dans un communiqué le centre bahreïni pour les droits de l'Homme (BCHR), en exigeant "sa libération".

 

La militante de 27 ans participait à une manifestation sur une autoroute conduisant à la capitale Manama, où des actions de contestation sporadiques se sont multipliées. BCHR a affirmé que les forces de sécurité avaient tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser le rassemblement de plusieurs centaines de personnes, tandis que Khawaja et d'autres femmes menaient un sit-in à un rond-point. Les autres femmes ont quitté les lieux à l'approche des forces de sécurité, mais pas la militante, qui est restée au milieu du rond-point.

 

Par ailleurs, des heurts ont eu lieu vendredi entre police et manifestants dans plusieurs villages chiites du royaume, a indiqué le principal parti d'opposition chiite Al Wefaq sur sa page Facebook, précisant que plusieurs jeunes avaient été arrêtés et battus dans le village de Diraz.

Le militant et blogueur Saïd Youssef a indiqué via twitter que la police avait tiré des gaz lacrymogènes sur des manifestants "pacifiques" à Karranah à l'ouest de Manama.

Dans la capitale, la célèbre blogueuse Zainab al-Khawaja, fille du militant emprisonné Abdelhadi al-Khawaja, a été arrêtée mardi et se trouvait toujours en détention vendredi, a indiqué dans un communiqué le centre bahreïni (BCHR) pour les droits de l'Homme, en exigeant sa libération.

La militante de 27 ans participait à une manifestation sur une route conduisant à Manama, où des actions de contestation sporadiques se sont multipliées.

 

Selon BCHR, les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes pour disperser un rassemblement de centaines de personnes, alors que Zainab al-Khawaja et d'autres femmes observaient un sit-in à un rond-point.

Les autres femmes ont quitté les lieux à l'approche des forces de sécurité, mais pas la militante, restée au milieu du rond-point.

La vidéo la montre menottée par une policière, puis une autre policière l'agrippe violemment, avant qu'elles ne la tirent toutes les deux sur le sol vers un véhicule de police.

On voit l'une des policières donner un coup à la poitrine à Mme Khawaja, connue sur Twitter comme "Angry Arabiya" et dont le mari est également en prison.

Une autre femme, Massouma al-Sayed, a été interpellée lors d'un autre sit-in près d'un centre commercial sur la même route, a indiqué le BCHR.

Le ministère de l'Intérieur a indiqué les deux femmes avaient été arrêtées car elles refusaient de cesser leurs actions "illégales" et qu'elles seraient présentées devant le ministère public en présence de leur avocat.

Saïd Youssef, également membre de BCHR, a écrit sur Twitter que le ministère public avait ordonné qu'elles soient placées en détention provisoire pour sept jours et examinées par un médecin pour vérifier les accusations de violences.

Le groupe Freedom House, basé aux Etats-Unis, a condamné ces arrestations et demandé au gouvernement de tenir ses promesses de réformes.

Bahreïn a été secoué de la mi-février à la mi-mars par un mouvement de contestation mené par les chiites, qui avait été violemment réprimé par le pouvoir sunnite.

Une Commission d'enquête indépendante a dénoncé le 23 novembre un "usage excessif et injustifié de la force" de la part des autorités durant la répression, précisant que 35 personnes -30 civils et 5 policiers- avaient péri. Parmi les civils morts, cinq sont décédés sous la torture, selon la commission.

Les autorités ont dit accepter ces conclusions et les Etats-Unis, proches alliés de Bahreïn, ont appelé à punir les responsables.

 

 

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