Bahreïn : la police réprime violemment des manifestants commémorant la contestation14.02.12

Publié le par printempsdespeuples44

Bahrein : les forces de l'ordre ouvrent le feu!  

Forte mobilisation à Bahreïn pour le premier anniversaire du soulèvement contre la monarchie. Le printemps arabe bahreini n’avait duré qu’un mois, durement réprimé par le régime.

Malgré les mises en garde des autorités bahreinis, de jeunes militants ont tenté de se rendre sur la Place de la Perle à Manama, symbole de la contestation, en vain.

Les affrontements avec les forces de sécurité se sont multipliés depuis lundi, faisant une centaine de blessés.

euronews a joint par téléphone, Mohammed al-Maskati, président de la société des jeunes bahreinis pour les droits de l’Homme : “Les forces de sécurité n’ont pas hésité à balancer un manifestant du haut d’un bâtiment. Beaucoup de personnes ont été blessées ces derniers jours. Nous avons essayé d’emmener les victimes dans les hôpitaux publics, mais elles avaient peur de se faire arrêter par les forces de sécurité, donc nous avons essayé de les soigner ailleurs”.

Les autorités sunnites, qui redoutent une révolte de la majorité chiite, avaient multiplié les restrictions à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement. Les Etats-Unis ont appelé à la retenue. Le Royaume abrite le port d’attache de la Ve flotte américaine du Golfe.

 

IRIB- Selon une dépêche de la dernière minute, les forces du régime des Al-e Khalifa ont commencé à tirer en direction des milliers manifestants qui tentent de s'approcher de la place de la perle. hier déjç, les policiers ont violemment réprimé la manifestation et ont arrpeté des dizaines de manifestants.   

 

La police a violemment dispersé mardi matin des centaines de manifestants qui tentaient de s'approcher de la place de la Perle, symbole de la contestation à Manama, au jour anniversaire du début du soulèvement à Bahreïn, ont rapporté des témoins

Certains des jeunes manifestants, venant des villages chiites entourant Manama, ont pu s'approcher jusqu'à environ 500 mètres de la place de la Perle, entourée d'un important dispositif de sécurité, ont indiqué ces témoins.

"A bas Hamad", (le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa), scandaient les jeunes, dont certains étaient revêtus de linceuls blancs pour marquer leur disposition au martyre, et qui brandissaient le drapeau bahreïni, rouge et blanc.

La police a lancé des grenades lacrymogènes et assourdissantes pour disperser les jeunes, qui manifestaient à l'appel de la coalition des "Jeunes du 14 février", un groupe radical qui utilise massivement les réseaux sociaux pour mobiliser ses partisans.

Depuis dimanche, des activistes tentent de défier la police et de marcher sur la place de la Perle, où des opposants avaient observé un sit-in du 14 février à la mi-mars 2011 avant d'en être violemment chassés par les autorités, qui y avaient rasé le monument central de la place.

 

Sur cette photo diffusée par l'opposition bahreinie, un manifestant tente d'éviter les gaz lacrymogènes tirés par les forces de l'ordre, lors d'une manifestation aujourd'hui dans le village de Deih, à l'ouest de la capitale Manama. Wifaq/HO/AFP

Sur cette photo diffusée par l'opposition bahreinie, un manifestant tente d'éviter les gaz lacrymogènes tirés par les forces de l'ordre, lors d'une manifestation aujourd'hui dans le village de Deih, à l'ouest de la capitale Manama. Wifaq/HO/AFP 

Les forces anti-émeutes ont violemment réprimé mardi des manifestants chiites marquant l'anniversaire du déclenchement de la contestation à Bahreïn, dont la répression a plongé ce petit royaume du Golfe dans une impasse politique.

 

Depuis la matinée, de jeunes militants ont tenté sans succès de gagner la place de la Perle, symbole de la contestation à Manama, qui était entourée d'un impressionnant dispositif de sécurité. Les jeunes manifestaient à l'appel de la coalition des "Jeunes du 14-Février", un groupe radical qui utilise massivement les réseaux sociaux pour mobiliser ses partisans. Ils ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes, de bombes assourdissantes mais également de balles en caoutchouc selon des activistes.

 

Plusieurs protestataires dont au moins neuf femmes ont été arrêtés, a indiqué Mohamed Mascati, président de l'Association des jeunes bahreïnis pour les droits de l'Homme, l'agence de presse officielle BNA faisant état de l'arrestation d'"un groupe de saboteurs" qui seront poursuivis en justice.

 

La police s'est massivement déployée sur les principaux axes routiers et a encerclé les villages chiites entourant Manama, pour empêcher leurs habitants de se joindre aux manifestations, selon des témoins. "Les accès à ces villages sont bloqués, toutes les voitures qui y entrent ou en sortent sont fouillées", a affirmé M. Mascati à l'AFP. "Nous sommes dans un état d'urgence non déclaré", a également indiqué à l'AFP un responsable du Wefaq, principal groupe de l'opposition chiite, Matar Matar.

 

Les autorités ont multiplié les restrictions à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement, s'abstenant notamment de délivrer des visas aux correspondants de la presse internationale.

 

Certains des jeunes manifestants, venant des villages chiites entourant Manama, dont Sanabès, Deih et Jidhafs, ont pu s'approcher jusqu'à environ 500 mètres de la place de la Perle, ont indiqué ces témoins. "A bas Hamad", le roi, scandaient les jeunes, dont certains étaient vêtus de linceuls blancs pour marquer leur disposition au martyre, et brandissaient le drapeau bahreïni, rouge et blanc.

 

Depuis dimanche, des militants tentent de braver la police et de marcher sur la place de la Perle, où des opposants avaient observé un sit-in du 14 février à la mi-mars 2011 avant d'en être violemment chassés par les autorités, qui y avaient rasé le monument central.

 

Mais les partis de l'opposition traditionnelle, dirigés par le Wefaq, n'ont pas soutenu l'appel à marcher sur la place de la Perle. "Toutes les places et les rues de notre pays sont des lieux où nous renouvelons notre engagement à poursuivre la lutte jusqu'à obtenir satisfaction de nos revendications", ont-ils dit dans un communiqué, exigeant une nouvelle fois un Parlement aux pleins pouvoirs et un gouvernement issu d'élections.

 

Le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa a, de son côté, prôné "un esprit de cohésion et de réunification entre toutes les composantes du peuple de Bahreïn", dans un discours à la nation au cours duquel il n'a pas fait allusion à l'anniversaire du soulèvement. "Le processus de réformes, de développement et de modernisation de notre pays se poursuivra par une participation populaire plus large, qui s'exprimera à travers une Assemblée élue pour exercer son rôle de contrôle sur l'action du gouvernement", a-t-il promis.

 

"Il n'y a pas d'opposition à Bahreïn, le terme +opposition+ impliquant bloc unifié avec les mêmes vues", a également déclaré le roi dans un entretien accordé au magazine allemand Spiegel et paru hier. "Une telle expression n'est pas dans notre constitution. Nous avons seulement des gens avec des vues différentes et c'est bien comme ça", avait-il ajouté.

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