Bahreïn: l'opposition dénonce des abus "systématiques" des droits de l'Homme 22.11.11

Publié le par printempsdespeuples44

 Le principal groupe de l'opposition chiite à Bahreïn, Al-Wefaq, a dénoncé mardi des abus "systématiques" et programmés" de la part des autorités dans la répression des manifestants pro-démocratie


La répression depuis février du mouvement de protestation est "basée sur un travail systématique, lié à une politique programmée du gouvernement", écrit le Wefaq, en réaction au gouvernement qui a admis lundi un recours "excessif à la force" et "de mauvais traitement des détenus".
"Les flagrantes violations des droits de l'Homme ont dépassé les limites du raisonnable (...) des milliers (de personnes) ayant été victimes de 40 formes de torture", ajoute le Wefaq dans un communiqué, estimant que cela "n'aurait pas été possible sans que des gens hauts placés en aient eu connaissance".
"Le pouvoir est totalement responsable des violations commises", accuse le Wefaq en faisant état de "plus de 40" personnes tuées, d'arrestations, "de milliers de cas de torture", de "plus de 3.000 licenciements" et de la suspension de "centaines d'étudiants".


Une commission d'enquête indépendante formée de cinq juristes renommés doit rendre mercredi son rapport sur la répression du mouvement de protestation contre la dynastie sunnite des Al-Khalifa, animé par des chiites, majoritaires dans le pays.
La répression des protestations ont fait entre la mi-février et la mi-mars 24 morts, dont 4 policiers, selon les autorités.


Trois organisations des droits de l'homme ont pour leur part annoncé lors d'une conférence de presse leur propre rapport, accusant les autorités "d'usage excessif et souvent injustifié de la violence".
Selon le rapport, 45 personnes ont été tuées par les forces de sécurité depuis février, 1.500 arrêtées arbitrairement --dont plus de 500 toujours détenues-, 2.710 licenciées et 477 étudiants empêchés de poursuivre leurs études.
"Sur 1.374 personnes arrêtées, 1.330 ont confirmé avoir été soumises à la torture", affirme le rapport. Ses auteurs assurent avoir "rassemblé, à travers des centaines de témoignages de tortures, les noms d'au moins 50 responsables des services de sécurité identifiés comme étant directement impliqués ou ayant supervisé ou ordonné des tortures".



Publié dans Bahreïn

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