La Malaisie a extradé dimanche vers l’Arabie saoudite un blogueur saoudien de 23 ans, Hamza Kachgari, accusé de blasphème dans son pays où il risque la peine de mort. Kachgari a provoqué la colère des autorités religieuses saoudiennes en mettant en ligne il y a une semaine des propos jugés blasphématoires, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du prophète Mahomet.

Le blogueur avait fui l’Arabie saoudite mais a été arrêté jeudi dernier en Malaisie, un pays majoritairement musulman, alors qu’il était en transit à l’aéroport international de Kuala Lumpur.
« L’écrivain saoudien a été extradé dimanche matin vers son pays », a affirmé un porte-parole de la police malaisienne. « C’est une affaire intérieure saoudienne que nous n’avons pas à commenter », a-t-il ajouté.

L’avocat de Kachgari en Malaisie, Mohammad Noor, a pourtant affirmé qu’il avait obtenu une décision de justice bloquant l’extradition de son client, qu’il n’a pas été autorisé à voir. Il a qualifié la décision des autorités malaisiennes d’« illégale et inacceptable ».

 

Interpol, cette saloperie de centrale de flicaille internationale vient de démentir le fait d'avoir diffusé l'avis de recherche de Hamza Kashgari.

Faux! Interpol est complice des pouvoirs dictatoriaux qui noient la planète. Salauds ! Un humain écœuré écrit à un valet de Dieu dont l'existence n'a jamais été prouvée par personne se retrouve justiciable devant les assises d'Arabie saoudite. Un pays de merde ! Qui ne respecte aucun code humain, qui vit par et pour l'argent. Un pays qui maintient avec la complicité des plus grandes puissances du monde et des plus démocrates donneurs de leçons de la planète les femmes au ras du plancher. Interdites de conduite, interdites d'amour, interdites de maquillage, interdites de respiration.

Kashgari s'est adressé au prophète, le jour de son anniversaire (le mawlid) pour lui dire que, son pays, sauf le respect que je dois aux lecteurs, refuse de célébrer son avènement. Il lui dit chemin faisant, qu'en dehors des choses qu'il aime chez lui, la justice, la générosité, le calme, l'écoute, le bon sens, il y a le reste. Le traitement réservé aux femmes, les mères, les filles, les sœurs, l'œil jeté sur les pédés ou les juifs...

Bref ! Le jeune Hamza Kashgari, 23 ans et quelques tonnes de courage s'est tout bêtement révolté. Il a roté sa haine des dogmes et des tabous. Ça mérite un débat. Une joute de mots... Mais depuis quand les Arabes ou les Berbères débattent ? Ils ont toujours été sûrs d'avoir raison. Ils n'ont pas de raison.

Revenons à l'essentiel : un jeune homme de vingt-trois ans, se sentant ridicule, avili par la vie et par sa culture, sa religion, s'adresse, en ultime recours, à l'être qu'il aime le plus, Mohamed, le prophète. Le ciel, depuis, lui est tombé sur la tête ! Il a tellement eu la trouille que, depuis, il s'est excusé. Entre temps, l'internationale islamiste, ce que le monde moderne a produit de plus pourri a eu le temps de le condamner à mort.

Le pays le plus dangereux du monde, parce que le plus peuplé de musulmans, la Malaisie, en dépit de non-convention d'extradition avec l'Arabie saoudite l'a remis aux flics de son pays d'origine.

Il risque la peine de mort. Il va mourir si les démocrates de pacotille tout occupés au renouvellement de leur législatures et aux échos des sondeurs ne reviennent pas à l'essentiel. Qui peut encore croire que ceux qui gèrent nos vies ont une idée de l'avenir ?

Hamza Kashgari, le seul homme que l'Arabie saoudite compte (et quelques femmes), ne doit pas mourir ! Avec lui, je dis à Mohamed, le prophète, qu'il s'est trompé d'héritiers. Je n'aime pas tout en lui.

Meziane Ourad

Publié dans : Moyen-0rient - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

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