Algérie : Sit-in des enseignants contractuels dimanche devant la présidence 22.12.11

Publié le par printempsdespeuples44

Le conseil national du secteur de l’éducation sous l’égide du Snapap ne compte pas baisser les bras.

 

Après le rassemblement réprimé du mardi, les enseignants contractuels se disent encore plus mobilisés que jamais. Ils comptent organiser dimanche prochain un rassemblement devant la présidence de la République pour exiger leur intégration «immédiate» et leur titularisation. Ils dénoncent l’attitude du ministère de l’Education qui, disent-ils, a interprété à sa manière l’instruction présidentielle stipulant l’intégration de tous les contractuels. Les enseignants contractuels exigent du ministère de l’Education la remise de la copie de l’instruction présidentielle, l’intégration immédiate et sans conditions de l’ensemble des contractuels qui, après des années de service, se heurtent à l’intransigeance du ministre de l’Education qui rappelait récemment que le dossier des contractuels était clos. Benbouzid affirmait depuis Laghouat que «le dossier des enseignants contractuels est clos définitivement. Nous avons régularisé 30 000 enseignants contractuels et le reste, non régularisé, n’a rien à voir avec le secteur. Les gens non régularisés ne disposent pas d’un diplôme en relation avec l’enseignement. Il est hors de question de recruter des agronomes ou des ingénieurs en sciences maritimes pour encadrer nos enfants».

N. I.

 

Grève de la faim des travailleurs de Hassi Rmel,Le mouvement suivi à 95%

 

La grève de la faim, entamée mardi dernier par les travailleurs de Sonatrach à Hassi R’mel, a été massivement suivie. Le taux de participation a été plus de 95%, selon les estimations de Ali Arhab, syndicaliste. «A l’exception de trois malades chroniques, tous les autres travailleurs ont adhéré à ce mouvement de débrayage», a-t-il précisé, en expliquant que les trois malades ont tenté d’observer la grève mais ont été vite évacués après la complication de leur état de santé. «Les travailleurs des autres unités de Sonatrach nous ont suivi dans cette action.

 

Il s’agit de d’Oued N’mour (dans la willaya de Ghardaïa), Roudemousse, Stah, TFT et celle de Touggourt», a-t-il ajouté. «Nous étions même rejoins par les travailleurs du service de transport de Sonatrach du champs de Hassi R’mel», a-t-il indiqué. Mais les choses risquent de se corser si cette grève de la faim perdure, a-t-il fait remarquer, en avertissant que cette grève ne sera pas sans conséquences sur la production.

A noter que le champs de Hassi R’mel, dans la wilaya de Laghouat, est l’un des plus grands gisements de gaz au monde où 100 milliards de m3 de gaz alimentent aussi bien les unités pétrochimiques du nord que les marchés extérieurs. «Les responsables attendent l’issue de ce mouvement», a répondu

M. Arhab à la question sur la réaction de la direction de l’entreprise. Toutefois, il juge que cette dernière «n’a pas respecté ni honoré toutes leurs revendications.»

«D’ailleurs cela a été la gouttes qui a fait déborder le vase», dira le syndicaliste. Il en est de même pour le syndicat national qui campe sur sa position, souligne t-il.

«Comme à l’accoutumée, le syndicat n’a manifesté aucune réaction.» M.Arhab n’a pas caché son inquiétude dans ce cadre quant à l’évolution de la situation.

«J’ai peur d’en arriver à des situations ingérables.» Il convient de souligner que les revendications des grévistes ont trait à une augmentation de 50% des salaires, l’alignement de tous les travailleurs au même taux d’augmentation opéré en 2007, l’octroi des primes de risque (Hassi R’mel figure parmi les zones à risques), outre les indemnités de condition de vie.

Des demandes qui restent toujours en suspens, selon un gréviste. Il est à souligner que des augmentations des indemnités à 80% au lieu de 53% avaient été effectuées par le conseil d’administration pour la période allant du 1er juillet 2008 au 31 décembre 2009. Ce qui était considéré comme acquis, selon M. Arhab.

K. A

 

 

Marche des travailleurs de la SNVI aujourd’hui à Rouiba

 

Les travailleurs de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) vont entamer, aujourd’hui, une série d’actions de protestation suivie d’une marche à l’intérieur du complexe.

Cette décision a pour but de dénoncer, selon eux, le mutisme affiché par la direction générale à leurs revendications exprimées la semaine dernière lors d’un rassemblement tenu devant le siège de l’entreprise.
Dans un communiqué, parvenu hier à notre rédaction, le syndicat d’entreprise a lancé un appel aux travailleurs leur demandant d’être présents massivement à la marche organisée aujourd’hui, à l’intérieur du complexe. “Nous appelons également les travailleurs de toutes les unités de la SNVI à observer des sit-in devant les sièges de leur direction”, lit-on dans le document. Les syndicalistes ajoutent : “Conscients de la gravité de la situation, les représentants des travailleurs endossent l’entière responsabilité aux responsables de la direction.” Le syndicat a tenu à rappeler, dans son communiqué, les points soulevés dans la plate-forme de revendications du 8 décembre 2011 qui dénonce “la mauvaise gestion de l’entreprise à tous les niveaux, le retard dans la mise en œuvre du projet d’organisation du groupe SNVI, le retard délibéré dans la finalisation du projet d’organisation du groupe SNVI et la gestion opaque du dossier du partenariat”.  Ils ont, également, soulevé le problème des gestionnaires retraités. “nous dénonçons le rappel sous toutes les formes et à tous les niveaux des responsables mis en retraite, et cela en violation de la réglementation en vigueur”, comme ils rejettent “la décision ambiguë et unilatérale du directeur commercial de faire travailler le collectif pour la journée du 4 décembre et la note provocatrice adressée aux unités commerciales le 6 décembre 2011, ainsi que la mauvaise volonté clairement affichée par la direction générale lors des négociations relatives aux modalités d’attribution de la Médaille de Mérite, conformément à l’accord collectif du 5 septembre 2011”.
Le syndicat d’entreprise de la SNVI a encore une fois interpellé les décideurs afin de prendre en charge en urgence les préoccupations des travailleurs et a demandé qu’il soit mis fin “aux agissements irresponsables de certains dirigeants et aux injustices dont sont victimes les travailleurs”. Le syndicat, qui se dit “déterminé et résolu”, menace encore une fois de durcir ses actions pour se faire entendre. La sortie des ouvriers de la SNVI intervient à quatre jours seulement de la marche des travailleurs de la zone industrielle de Rouiba, prévue le 26 décembre à Alger.
M. T.

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