Les jeunes chômeurs de pas moins de cinq villages et camps Sonatrach relevant de la municipalité d'Aïn El Bia, en l’occurrence ceux du Camp 11 ex-Phénix, Haï Essalem, Camp 7, village Ayaida ont procédé, hier, à la première heure du jour, à la fermeture de la route nationale numéro 16 dans les deux sens au niveau du rond-point ainsi que le poste P2 de l’entrée de la zone industrielle d’Arzew.

La raison ? Exprimer leur colère quant aux recrutements au niveau des entreprises nationale et étrangère implantées au niveau de la zone industrielle d’Arzew et de Bethioua ainsi que le ravitaillement en gaz butane qui peine encore à se faire. En effet, las et exaspérés d’attendre les promesses des responsables locaux et surtout des élus et à leur tête l’actuel P/APC à qui ils s’adressent. Celui-ci a d'ailleurs transféré le siège de cette importante municipalité dans le douar Chehairia distant de plus de 7 km de ces villages et camps Sonatrach alors que les assiettes sont disponibles au niveau du camp 5 ainsi que dans l’ensemble des quartiers du chef-lieu de l’ancienne commune. Un transfert que ne comprennent pas les habitants à ce propos.

Ainsi pour se faire délivrer un certificat de résidence ou une inscription pour les nouvelles listes, les jeunes filles âgées à peine de 18 ans ont catégoriquement refusé de s’inscrire par peur d’éloignement mais aussi des agressions du fait que les bureaux de la mairie sont implantés dans un douar lointain dépourvu de mesures sécuritaires. Ces jeunes chômeurs sont déterminés à aller au-delà de leur revendication pour se faire entendre par le wali d’Oran et e PDG Sonatrach pour leur demander un poste de travail au niveau de Sonatrach et autres multinationales qui recrutent du personnel étranger mais aussi la main-d'oeuvre étrangères sans permis de travail. Comme pour le nouveau projet des Turcs qui ont ramené plus de 200 manoeuvres de nationalité turque, lesquels ont envahi le douar Chehairia dans la commune de Ain El Bia. Deuxième revendication celle des livraisons de gaz butane qui n’arrivent qu’au compte-gouttes, loin de satisfaire la demande exprimée par les villageois en question. Ces derniers sont passés à la vitesse supérieure en radicalisant leur action par une autre fermeture de l’axe routier.

Selon les contestataires, leur grogne tire l’origine de la direction de Naftal de la wilaya qui n’a pas honoré son planning de distribution, car disent encore nos interlocuteurs en colère : "Nous nous sommes rendus à la station Naftal jeudi passé, en compagnie des représentants de la société civile, on nous a signifiés que nous serons servis le samedi à 17 heures, délai que nous avons respecté. Cependant, rien n’a été fait depuis. Le lendemain, soit dimanche, on s’est rendus à la même station dans l’espoir de nous approvisionner, toutefois à notre grande stupéfaction, on nous a envoyé un dispositif sécuritaire pour nous disperser. Ce qui nous a poussé à rebrousser chemin pour bloquer la route". Les villageois en colère affirment qu’ils utilisent cette route comme moyen de pression. Avant d’ajouter en tirant à boulets rouges sur le P/APC. "Le chef de la daïra nous a bien reçus, il nous a promis de régler le problème de recrutement et celui de la main-d'oeuvre étrangère qui activent dans l'ensemble des projets ensuite pour le gaz". Mais le fera-t-il ? En a-t-il les moyens d'ailleurs. Les semaines à venir nous en diront un peu plus.

Précisons que cette action qui a pénalisée les usagers empruntant cet axe, au courant de la journée d’hier, est vivement décriée par certains automobilistes empruntant cette route.

Medjadji H.

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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

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