Algérie : La police libère la base de GTP occupée par les chômeurs et procède à des arrestations massives à Laghouat 10.01.12

Publié le par printempsdespeuples44

Les jeunes chômeurs touareg, qui bloquent depuis une semaine les activités de GTP (Grands travaux pétroliers) à In Aménas, ont été dispersés hier matin par des dizaines de policiers CRS dépêchés sur les lieux.
Une dizaine d’entre eux ont été arrêtés, a-t-on appris de sources locales. Les policiers, venus en grand renfort, ont investi les lieux aux environs de 5h du matin et ont enlevé les tentes dressées depuis une semaine par les chômeurs devant la base de GTP pour permettre aux travailleurs de rejoindre leur travail ou leur chambre. Pour rappel, la direction régionale de l’entreprise GTP de In Aménas avait saisi avant-hier le procureur de la République pour libérer les lieux restés occupés, depuis mardi, par les protestataires qui réclamaient des emplois.
Ces derniers ont bloqué tous les accès aux employés et ont interdit aux véhicules d’approvisionnement de rentrer ou de sortir.
Les discussions engagées par les autorités locales et les responsables de l’entreprise n’avaient pas donné de résultats. Les chômeurs ont exigé des engagements fermes pour l’attribution de 150 emplois, affirment des sources locales.

 

Laghouat: Trois blessés et 30 arrestations suite aux affrontements entre manifestants et forces de l'ordre

 

 

La police a fait usage de bombes lacrymogènes pour disperser la foule qui réclame toujours le départ des responsables locaux. Une trentaine de jeunes ont été interpellés.

Laghouat est toujours sur une poudrière. Elle a même explosera hier... En effet, des affrontements ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les manifestants. «Des affrontements entre les habitants et les forces de l'ordre ont éclaté, dans la matinée de ce mardi 10 janvier, à proximité du siège de la wilaya», rapporte Yacine Zaid, le responsable du bureau de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'homme (Laddh) à Laghouat, joint par téléphone. «Vous vous rendez compte, ils ont tabassé les manifestants alors qu'ils étaient en rassemblement pacifique», peste t-il. «En voyant le pacifisme des jeunes manifestants les autorités ont fait exprès de les provoquer afin que la situation dégénère et ainsi discréditer leur mouvement de protestations», accuse t-il. «Les jeunes ont répondu aux forces de l'ordre qui leur ont lancé des bombes lacrymogènes avec un petit mot: «Silmia (pacifiste) «, vous n'avez qu'à voir les vidéos que j'ai postés sur youtube», rapporte t-il. «Je les félicite d'ailleurs, ils ont donné une leçon de civisme aux autorités qui les ont traités de voyou,...» lance t-il en direction des autorités.
Avant de nous relater alors la «journée en enfer» qu'ont vécu les jeunes de Laghouat. «Les manifestants ont commencé à affluer vers la place dite de la Grande Poste, à quelques encablures du siège de la wilaya, vers 8 h 30. Ils ont été dispersés et voulaient revenir pour tenir leur rassemblement. Les agents de police les ont accueillir avec la matraque...», précise t-il. «Tôt ce matin, les services de sécurité ont encerclé certaines cités du centre-ville et ont procédé à des perquisitions dans domiciles et ont interpellé les jeunes», relate t-il d'un air choqué. «J'ai interpellé le chef de sûreté de la wilaya sur ces arrestations, il m'a sèchement répondu: ne me parle pas...», rétorque t-il. Il ajoute que «toute la ville a été encerclée par les forces de l'ordre qui ont effectué de nombreuses arrestations parmi les manifestants». Une trentaine de jeunes ont donc été interpellés. Yacine Ziad nous a mis en contact avant l'un de ces parents. «Ils ont agressé nos enfants, ils les ont arrêtés comme des malfrats et ils refusent de nous parler. On est des citoyens algériens bon-sang!», fulmine t-il en larmes. «Je suis choqué et dégoûté par le silence des autorités. Ils veulent nous massacrer à huis clos ou quoi?», s'interroge ce parent qui s'excuse de ne pouvoir continuer à nous parler étant submergé par l'émotion et la colère. Selon le journal électronique TSA qui cite une source policière, les forces de l'ordre ont usé de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants qui encerclaient la direction du Trésor de la wilaya. «Laghouat vit une situation de tension, similaire à celle de toutes les villes où il y a eu des opérations de distribution de logements sociaux. Elle n'est pas exceptionnelle. C'est difficile mais nous gérons la situation avec beaucoup de sang-froid et de sagesse», explique la même source. Il faut rappeler que la protestation populaire qui ne cesse de gagner de l'ampleur, a débuté il y a une semaine.
La situation est tendue depuis des mois à Laghaout qui souffre du chômage et de la marginalisation. La ville vit depuis plusieurs semaines au rythme des grèves et des contestations des chômeurs et d'autres catégories sociales. Mais la goutte qui a fait déborder le vase aura été la liste des bénéficiaires des logements sociaux qui a filtré bien avant son affichage officiel.
Selon certains témoignages, cette liste ne contiendrait que les noms de 14 familles laghouaties sur les 98 bénéficiaires. Pis encore, cette liste qualifiée de scandaleuse comporterait les noms de 25 bénéficiaires d'une même famille! La colère de la rue a toutefois connu son summum dimanche dernier quand une grève générale a été décidée par les habitants de la ville.
Ce mouvement de protestation, qui a paralysé toutes les activités au chef, lieu de la wilaya, a été suivi par des centaines de fonctionnaires de l'administration, des enseignants, des commerçants et transporteurs...Ce qui a complètement paralysé Laghouat. Les dernières nouvelles venant de Laghouat où les manifestants ont été passés à tabac par les forces de l'ordre, ne laissent donc présager rien de bon! L'atmosphère demeure toujours aussi tendue dans cette ville située à 400 km d'Alger où des centaines d'habitants manifestent contre le wali, le chef de daïra, le maire et d'autres élus de l'APC et de l'APW et demandent leur départ. La population les accuse de corruption, de pratique des passe-droits dans les attributions de logements sociaux. Laghouat, l'une des localités les plus riches d'Algérie est donc sous un climat apocalyptique de tension et d'émeutes.
Néanmoins, Laghouat pourrait n'être que l'orage qui précède la tempête. Les enfants du Sud sont les oubliés de l'Algérie. Le chômage, la misère et la mal-vie sont le quotidien de ces jeunes Algériens dont les autorités ne se souviennent de leur existence que pendant les campagnes électorales...Les jeunes du Sud en ont ras-le-bol. Ce qui se passe à Laghouat en est la meilleur preuve.

 

 

Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (1ère partie)
Avant d’entamer mon propos, je tiens à affirmer que toutes les informations qui ont permis à bâtir mon analyse ont été publiées par des quotidiens officiels algériens et lues par tous les algériens. Il ne peut donc y avoir, de ma part, une quelconque tentative de porter atteinte à l’Algérie et à son peuple, contrairement aux autorités algériennes et aux médias à sa solde qui ne se privent pas d’insulter le Maroc, son peuple et ses autorités, mais aussi d’autres pays et leurs peuples, allusion faite à la Tunisie, la Libye, l’Egypte et bien d’autres..
Ceci étant dit et posé, je tenterais, à la lecture des articles publiés par ces journaux algériens, de brosser une analyse sur la situation sociale que traverse aujourd’hui l’Algérie et ce, à quelques semaines des législatives et des présidentielles.
Pour ce qui est des volets politique, sécuritaire et de la place de l’Algérie sur la scène diplomatique, ceux-ci feront l’objet d’autres papiers que je proposerais aux lecteurs
I - Situation sociale algérienne
Un simple coup d’œil sur l’ensemble de la presse algérienne depuis quelque temps permet au commun des mortels de relever que la situation sociale d’un grand pays producteur de pétrole et de gaz est catastrophique et hors norme.
En effet, la crise touche non seulement les secteurs vitaux de la société algérienne tels: la santé, l’éducation, le logement, le sanitaire et le transport mais aussi et surtout l’approvisionnement en denrées alimentaires de base, en eau potable et en électricité des populations.
Pour étayer mes propos, je citerais simplement ces cas :
1/ grève d’une semaine des travailleurs de l’éducation (SNTE) à dater du 09 janvier 2012, constitués notamment d’agents de saisie, de secrétaires, d’agents administratifs et assimilés administratifs, d’archivistes, de laborantins, d’agents d’entretien et de sécurité, de documentaristes, de factotums, de chauffeurs, de travailleurs de cantines et d’agents d’hygiène en raison des conditions exécrables de travail et des disparités de salaires énormes par rapports aux travailleurs de l’éducation nationale algérienne.
2/ grève des pilotes de ligne d’Air Algérie le 03 janvier 2012 pour revendiquer des meilleurs salaires et une amélioration de leur condition de travail. Une grève qui a causé d’important retard retards aux vols tant en Algérie que dans les pays que dessert la compagnie aérienne algérienne.
3/Le président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des droits de l’Homme en Algérie (CNCPPDH), Farouk Ksentini a affirmé fin décembre 2011, avoir reçu 20 000 plaintes pour atteinte aux droits de l’homme (la Hougra).
Il a même déclaré que l’Etat devrait agir pour que certains responsables cessent d’agir en toute impunité, tout en dénonçant au passage le vide législative, qui encourage ce phénomène monnaie courante dans l’administration algérienne et ce, en toute impunité.
4/ début janvier 2012, de nombreuses personnes exclues d’une opération de relogement à Constantine ont menacé de se suicider collectivement si elles n’étaient pas réhabilitées dans leurs droits au logement. A signaler que ces personnes détenaient leurs actes de propriétés.
5/ de nombreuses wilayas algériennes ont été les théâtres de manifestations, sit-in et occupations des lieux publics. Les populations de ces régions protestaient contre la dégradation de leur niveau de vie. Ces manifestation ont concernées essentiellement les wilayas de Tizi Ouzou, Tipaza, Blida, M’Sila et Laghouat
Les revendications portaient sur le recasement d’habitation, l’assainissement, le raccordement au réseau du gaz de ville, le revêtement des routes.
6/ La mal vie des enseignants contractuels à qui ont continue à leur refuser l’intégration. Ces « travailleurs sociaux », aux services de la collectivité, ont menacé de jeter leur carte d’identité nationale algérienne dans la poubelle et de suicider collectivement
C’est ainsi que plus de 400 personnes, venant de Bejaia, Djelfa, Tébessa et Jijel ont manifesté devant la présidence et passé la nuit dehors sous de conditions climatiques très dures. A noter que seuls les algériens des pays du Golfe leurs ont fournis couvertures et nourritures.
7/ Pour conclure mon volet social, je vous livre la cerise sur le gâteau.
Le 08 janvier 2012 à Ouargla, Laghouat et Skikda, trois villes pétrolières ont été les champs de manifestations des sans emplois. Ces protestataires demandaient du travail et une enquête sur les dérapages, la prévarication et la corruption
Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette catégorie de la population de ces villes.
Pour mémoire, et à Laghouat, plus d’une dizaine personnes ont été blessées et des dizaines d’autres arrêtées lors d'affrontements le 10 janvier 2012 entre forces de sécurité et habitants de cette ville. Selon un responsable des protestataires, Abbes Hadj Aissa, la situation serait même hors du contrôle des chômeurs et des services de sécurité,
Les affrontements, qui ont débuté le matin 10 janvier 2012, ont a été marqués par la participation active de la population a réagi aux provocations des services de sécurité qui ont insulté des personnes âgées qui attendaient le bus.
Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette catégorie de la population de ces villes.
Que conclure ?
Tout d’abord, malgré d’importants revenus générés par les hydrocarbures, les autorités algériennes, qui se sont succédées depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, n’ont pu offrir au peuple algérien un cadre de vie digne de leur potentiel économique que l’a offert la nature.
Ces mêmes autorités ont préféré confisquer l’indépendance acquise par le peuple algérien dans le sang afin de s’enrichir et perpétuer leur contrôle sur les richesses de leur pays et tuer dans l’œuf toute tentative de contestation sur ce fait accompli.
Je souhaiterai qu’on m’explique deux choses :
1/ comment un pays comme l’Algérie qui dispose d’importantes réserves en pétrole et en gaz et dont les revenus dans ces deux domaines sont faramineux ne puisse garantir à sa population une vie digne et meilleure qu’envieraient les populations européennes ?
2/ comment un pays comme l’Algérie, qui sous la colonisation française était alimentairement auto-suffisant et alimentait même la métropole el produits alimentaires, , soit obligé depuis son indépendance d’importer des produits de base comme le lait, la viande, les céréales, les fruits et légumes, le sucre, le thé, l’huile de table pour alimenter sa population ?
J’invite donc les lecteurs à m’apporter des réponses.

 

Farid Mnebhi.

Publié dans Algérie

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Setamir 19/03/2012 20:14

« Farid Mnebhi pour Israël-flash »: Farid ou Moshé?

Une lecture de ses articles nous donne une idée sur la personnalité de ce FARID MNEBHI. Lisons d’abord cet extrait titré « Réaction à l’article du Prince Moulay Hicham », cousin du roi Mohammed VI,
surnommé le Prince ‘rouge’, en raison de son engagement pour une démocratisation du régime politique marocain, devenu une source « d’inspiration pour de nombreux marocains cultivés, comme les
militants du mouvement de 20 février»:

« Qu’il me soit permis de réagir, comme tout citoyen marocain, … à l’article du prince Moulay Hicham [L’allégeance entre pratique démocratique et pratique théocratique], comme l’ont très bien fait
Messieurs … Qu’il sache que la bey’a, acte d’allégeance, au Maroc constitue le ciment qui unit le Roi à Son peuple. Que cet acte se perpétue et se transmet de génération en génération… la cérémonie
formelle de l’allégeance… sont parties intégrantes des institutions du Royaume du Maroc. Cette pratique ancestrale est capitale dans la «stratégie de légitimation du système politique marocain» …
De plus, cette cérémonie a été instituée par le Prophète Sidna Mohammed au VIIe siècle, car sans bey’a, aucun acte religieux et politique n’est légitime… Par ailleurs l’allégeance et le Serment de
la Marche Verte se doivent d’être transmis à nos descendants. … qui sont des éléments fondamentaux de notre identité nationale. Enfin, je me permets de rappeler à votre Altesse que vous avez signé
l’acte d’allégeance … Que déduire de votre intervention sur la bey’a ? Je vous laisse seul pour me trouver la réponse et avec tous mes respects, Votre Altesse ».

Comme si le roi avait besoin d’une aide et en l’occurrence de celle Mnebhi. On déduit qu’il n’est pas ce qu’il veut montrer être mais un vulgaire courtisan qui propose ses « capacités » et sa «
prédisposition » à servir bassement non pas au roi seulement, ce qui serait normal, mais au regard à certains de ses faits à des milieux ennemies aussi du Maroc. (Voir plus bas la preuve)

Ses articles confirment bien nos propos sur sa personnalité. Ses textes – qui visent en particulier l’Algérie – sont un tissu de mensonges et de contre-vérité. Il ne fait que dénigrer et fausser la
réalité. On y constate de récurrents souhaits d’un chaos et incitation à la révolte. Une obsession maladive qui relève plutôt de la pathologie. En revanche, les algériens adoptent envers son genre
une attitude plus mesurée en les ignorants souvent.

Avec ses travers, franchement, il ne rend service ni à son roi ni à son pays. On soupçonne même, et fortement, qu’il est en intelligence avec les milieux sionistes. Il suffit de constater les sites
choisis par Mnebhi pour la publication de ses articles et commentaires.

Au regard de quelques-uns de ses titres ont saisi parfaitement la « spécialité » de l’auteur et sa mission : « USA : Manhasset : l’Algérie en désarroi et le polisario en ordre dispersé », « Afrique
du Nord : L’Algérie en perdition », «Algérie / « printemps arabe » – Le peuple donnerait-il des angoisses aux militaires algériens ? », « Algérie – Un printemps arabe en cours dans les camps de
Tindouf en Algérie », « Déliquescence de l’Etat algérien et provocation d’Alger », « La schizophrénie des généraux algériens envers le Maroc », « Le Maroc en mouvement et l’Algérie dans l’inertie
totale », «Une pantalonnade algéro-polisarienne historique en Libye », «Une belle déculottée pour le mouvement du 20 février et ses ‘phagocyteurs’ », « Printemps arabe » : Quoi pour l’Algérie ? »,
« Exclusif : enlèvement d’occidentaux à Tindouf, le billard à trois bandes DRS-AQMI-DGSE » etc. etc.

Vous savez sur quels sites ce MNEBHI publie ses articles anti-algériens? Cliquez ICI :

http://www.israel-flash.com/category/international/pays-du-maghreb/algerie/#axzz1pSKZyM5u

En précisant à la fin de chaque article « Farid Mnebhi pour Israël-flash », il ne peut pas dire que l’on a repris ses articles. Il est donc au service du sionisme ! C’est un manipulateur, médiocre
en plus. Son genre a un qualificatif. Ils sont méprisés même par ceux qui les emploient.

Un autre trait de sa personnalité est qu’il est aussi grossier et mal élevé. Observez sa réponse à un certain « Armo » blogeur qui lui a donné une réponse qu’il n’a pas acceptée : « Armo, je suis
avec tes sœurs et ta mère. On s’amuse beaucoup. Ma réponse te satisfait-elle ? N’oublie pas que c’est toi qui m’a provoqué, alors encaisse m’a réponse. Salut. » (Voir le lien)

http://www.sxminfo.com/maroc-mise-au-point-par-farid-mnebhi/

Farid Mnebhi 10/01/2012 19:58

Une analyse pré-électorale sur l’Algérie (1ère partie)
Avant d’entamer mon propos, je tiens à affirmer que toutes les informations qui ont permis à bâtir mon analyse ont été publiées par des quotidiens officiels algériens et lues par tous les
algériens. Il ne peut donc y avoir, de ma part, une quelconque tentative de porter atteinte à l’Algérie et à son peuple, contrairement aux autorités algériennes et aux médias à sa solde qui ne se
privent pas d’insulter le Maroc, son peuple et ses autorités, mais aussi d’autres pays et leurs peuples, allusion faite à la Tunisie, la Libye, l’Egypte et bien d’autres..
Ceci étant dit et posé, je tenterais, à la lecture des articles publiés par ces journaux algériens, de brosser une analyse sur la situation sociale que traverse aujourd’hui l’Algérie et ce, à
quelques semaines des législatives et des présidentielles.
Pour ce qui est des volets politique, sécuritaire et de la place de l’Algérie sur la scène diplomatique, ceux-ci feront l’objet d’autres papiers que je proposerais aux lecteurs
I - Situation sociale algérienne
Un simple coup d’œil sur l’ensemble de la presse algérienne depuis quelque temps permet au commun des mortels de relever que la situation sociale d’un grand pays producteur de pétrole et de gaz est
catastrophique et hors norme.
En effet, la crise touche non seulement les secteurs vitaux de la société algérienne tels: la santé, l’éducation, le logement, le sanitaire et le transport mais aussi et surtout l’approvisionnement
en denrées alimentaires de base, en eau potable et en électricité des populations.
Pour étayer mes propos, je citerais simplement ces cas :
1/ grève d’une semaine des travailleurs de l’éducation (SNTE) à dater du 09 janvier 2012, constitués notamment d’agents de saisie, de secrétaires, d’agents administratifs et assimilés
administratifs, d’archivistes, de laborantins, d’agents d’entretien et de sécurité, de documentaristes, de factotums, de chauffeurs, de travailleurs de cantines et d’agents d’hygiène en raison des
conditions exécrables de travail et des disparités de salaires énormes par rapports aux travailleurs de l’éducation nationale algérienne.
2/ grève des pilotes de ligne d’Air Algérie le 03 janvier 2012 pour revendiquer des meilleurs salaires et une amélioration de leur condition de travail. Une grève qui a causé d’important retard
retards aux vols tant en Algérie que dans les pays que dessert la compagnie aérienne algérienne.
3/Le président de la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des droits de l’Homme en Algérie (CNCPPDH), Farouk Ksentini a affirmé fin décembre 2011, avoir reçu 20 000
plaintes pour atteinte aux droits de l’homme (la Hougra).
Il a même déclaré que l’Etat devrait agir pour que certains responsables cessent d’agir en toute impunité, tout en dénonçant au passage le vide législative, qui encourage ce phénomène monnaie
courante dans l’administration algérienne et ce, en toute impunité.
4/ début janvier 2012, de nombreuses personnes exclues d’une opération de relogement à Constantine ont menacé de se suicider collectivement si elles n’étaient pas réhabilitées dans leurs droits au
logement. A signaler que ces personnes détenaient leurs actes de propriétés.
5/ de nombreuses wilayas algériennes ont été les théâtres de manifestations, sit-in et occupations des lieux publics. Les populations de ces régions protestaient contre la dégradation de leur
niveau de vie. Ces manifestation ont concernées essentiellement les wilayas de Tizi Ouzou, Tipaza, Blida, M’Sila et Laghouat
Les revendications portaient sur le recasement d’habitation, l’assainissement, le raccordement au réseau du gaz de ville, le revêtement des routes.
6/ La mal vie des enseignants contractuels à qui ont continue à leur refuser l’intégration. Ces « travailleurs sociaux », aux services de la collectivité, ont menacé de jeter leur carte d’identité
nationale algérienne dans la poubelle et de suicider collectivement
C’est ainsi que plus de 400 personnes, venant de Bejaia, Djelfa, Tébessa et Jijel ont manifesté devant la présidence et passé la nuit dehors sous de conditions climatiques très dures. A noter que
seuls les algériens des pays du Golfe leurs ont fournis couvertures et nourritures.
7/ Pour conclure mon volet social, je vous livre la cerise sur le gâteau.
Le 08 janvier 2012 à Ouargla, Laghouat et Skikda, trois villes pétrolières ont été les champs de manifestations des sans emplois. Ces protestataires demandaient du travail et une enquête sur les
dérapages, la prévarication et la corruption
Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette
catégorie de la population de ces villes.
Pour mémoire, et à Laghouat, plus d’une dizaine personnes ont été blessées et des dizaines d’autres arrêtées lors d'affrontements le 10 janvier 2012 entre forces de sécurité et habitants de cette
ville. Selon un responsable des protestataires, Abbes Hadj Aissa, la situation serait même hors du contrôle des chômeurs et des services de sécurité,
Les affrontements, qui ont débuté le matin 10 janvier 2012, ont a été marqués par la participation active de la population a réagi aux provocations des services de sécurité qui ont insulté des
personnes âgées qui attendaient le bus.
Ces jeunes ne comprennent pas d’être laissés à l’écart de revenus générés par la manne pétrolière de leur pays, qui représente plus de 40% du PIB alors que le chômage touche plus de 20% de cette
catégorie de la population de ces villes.
Que conclure ?
Tout d’abord, malgré d’importants revenus générés par les hydrocarbures, les autorités algériennes, qui se sont succédées depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, n’ont pu offrir au peuple
algérien un cadre de vie digne de leur potentiel économique que l’a offert la nature.
Ces mêmes autorités ont préféré confisquer l’indépendance acquise par le peuple algérien dans le sang afin de s’enrichir et perpétuer leur contrôle sur les richesses de leur pays et tuer dans l’œuf
toute tentative de contestation sur ce fait accompli.
Je souhaiterai qu’on m’explique deux choses :
1/ comment un pays comme l’Algérie qui dispose d’importantes réserves en pétrole et en gaz et dont les revenus dans ces deux domaines sont faramineux ne puisse garantir à sa population une vie
digne et meilleure qu’envieraient les populations européennes ?
2/ comment un pays comme l’Algérie, qui sous la colonisation française était alimentairement auto-suffisant et alimentait même la métropole el produits alimentaires, , soit obligé depuis son
indépendance d’importer des produits de base comme le lait, la viande, les céréales, les fruits et légumes, le sucre, le thé, l’huile de table pour alimenter sa population ?
J’invite donc les lecteurs à m’apporter des réponses.
En vous demandant de bien vouloir publier ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.