Algérie : violents affrontements à Cheraga‎ALGER (Xinhua) - De violentes émeutes ont éclaté mardi entre les forces de l'ordre et des habitants à Cheraga, dans la banlieue ouest d'Alger, faisant plusieurs blessés, a-t-on constaté sur place.

Les affrontements ont été provoqués par la révolte des habitants de la cité Sidi Hassan suite à la décision du Tribunal de Cheraga de libérer six personnes présumées coupables dans le meurtre dimanche d'un jeune vendeur de cacahuètes de la cité, celui-ci ayant reçu un coup de couteau mortel en tentant de s' interposer entre deux parties se livrant à une bagarre.

Les manifestants ont dénoncé "justice corrompue", promettant de poursuivre le mouvement jusqu'à ce que la lumière soit faite sur la vérité.

Les forces de l'ordre ont eu recours à des bombes lacrymogènes pour disperser les émeutiers. Des dizaines de personnes ont été arrêtées.

Le périmètre de la localité a été bouclé et la station de bus paralysée, contraignant les travailleurs de rebrousser chemin.

 

A Chéraga, ouest d’Alger, la ville est en ébullition après l’assassinat de deux jeunes survenu avant hier dans des circonstances troubles.

 

Suite à ce forfait, la police a interpellé un groupe de désœuvrés. Relâchés, ces derniers iront narguer les habitants du quartier « le grand-Chéraga » dont sont originaires les deux victimes.

Cette provocation a entrainé une violente réaction de citoyens encore sous le choc du drame qui a couté la vie à deux des leurs.

Un centre commercial est actuellement en proie à un violent incendie et les manifestants s’en sont pris à la gare routière.

Cette violence trouve ses origines dans plusieurs facteurs:

-Chômage des jeunes.

-Marché de la drogue qui prolifère et dont les services de police, accaparés par des tâches politiques et sécuritaires, sous-évaluent dangereusement l’extension.

En fin d’après midi, les troupes antiémeutes ont pris position dans la ville et affrontent les jeunes à coup de gaz lacrymogènes.

Kassa Aïdli

Algérie-express

 

Tiaret. Emeutes après l’inhumation du jeune Gacem Hicham

 De violents heurts ont éclaté, hier mardi, à Tiaret,aussitôt après l'enterrement du jeune Gacem Hichem, 22 ans, décédé lundi des suites de complications graves après qu'il se fut immolé par le feu en pleine rue jeudi dernier. En effet, après la rumeur qui parlait déjà la veille d'une grande manifestation aussitôt après l'inhumation de la victime, la ville s'est réveillée hier avec la gueule de bois.

La circulation automobile se faisait des plus discrètes, dès la matinée d'hier, avant que les commerces ne baissent leurs rideaux vers midi. Vers treize heures, quelques moments avant l'enterrement prévu après la prière du D'hor, la ville de Tiaret s'est totalement vidée de ses habitants, craignant que la situation ne dégénère vers l'irréparable. Le cortège funèbre, composé d'une foule nombreuse, s'ébranle du domicile mortuaire au populeux quartier de Oued Tolba, dans les profondeurs de la ville, pour se diriger vers le centre-ville, à l'endroit même où le jeune Hichem commit son acte désespéré, jeudi dernier.

Progressant vers la place «Regina», près de la résidence du wali, le cortège est détourné par les forces antiémeutes sur la route d'Alger, en direction du nouveau cimetière de la ville. Mais la tension monte d'un cran au retour du cimetière quand des jeunes surexcités s'en prennent au siège de l'agence foncière, la saccageant presque totalement. Bloqués par un impressionnant dispositif de forces antiémeutes, les manifestants se divisent en plusieurs groupes compacts avant qu'une cinquantaine de jeunes ne débouchent sur le siège de la daïra où ils s'en prennent aux policiers déployés tout autour de la place «Regina». Des véhicules nombreux de la police et de la gendarmerie sillonnent la ville dans tous les sens à la recherche d'éventuels pilleurs. A la cité Bouheni, des commerces sont dévalisés et des voitures caillassées.

La situation vire carrément au cauchemar lorsque des jeunes encagoulés, avec cailloux et autres objets hétéroclites dans leurs poches, arrivent jusqu'au siège de la radio locale pour s'en prendre à ses façades vitrées totalement saccagées. Heureusement, les forces antiémeutes arrivent rapidement sur les lieux pour quadriller le siège de la radio, qui a cessé d'émettre après une panne d'électricité.

Le siège de la BEA, de l'autre côté de la ville, est également dégradé et de rares véhicules circulant en ville pris pour cible par les émeutiers. La situation semblait revenir à la normale, hier vers seize heures, même si des heurts entre jeunes émeutiers et forces de l'ordre sont signalés du côté de Oued Tolba, quartier où résidait la victime, et «l'ex-village espagnol», sur les hauteurs de la ville.

A quelque trente-cinq kilomètres au nord-ouest du théâtre des événements, à Rahouia, des jeunes, recrutés dans le cadre du filet social, ont fermé pendant toute la journée la RN 23 reliant Tiaret à Oran pour protester contre le non-versement de leurs primes. Des arrestations ont été opérées par les éléments de la gendarmerie nationale, toujours présents sur les lieux.

  

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" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

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