Plusieurs milliers d'enseignants ont manifesté samedi 24 septembre dans le centre du Caire

REUTERS/Mohamed Abd El-Ghany
Près de 5 000 enseignants égyptiens ont manifesté samedi 24 septembre devant le siège du Premier ministre près de la place Tahrir au centre du Caire. Ce nouveau rassemblement n'est que l'une des nombreuses revendications catégorielles qui se sont multipliées depuis la révolution de janvier.

 

Les enseignants ont commencé par une grève partielle qui dure depuis la rentrée scolaire, il y une semaine. Du jamais vu en Egypte. Même si les grèves n’ont touché que moins de 200 écoles publiques sur les milliers que compte l’Egypte, elles ont provoqué de vives réactions. En Haute Egypte, certains parents d’élèves sont allés  jusqu’à battre des enseignants pour les forcer à travailler.

Les enseignants exigent notamment des augmentations substantielles de salaire allant jusqu’à 300% cent ainsi que la titularisation de tous les temporaires. Dimanche 25 septembre, le cabinet doit se réunir pour répondre à la crise.

Mais il faudra aussi répondre à la grève des employés des compagnies de transports publics au Caire et à Alexandrie, aux Médecins des hôpitaux publics et aux ouvrier du port de Ein Sokhna en Mer rouge qui exigent tous l’amélioration de leurs conditions de travail. Des revendications qui arrivent à un moment où le gouvernement doit faire face au plus grand déficit budgétaire de l’histoire égyptienne avec une croissance qui est tombée de plus de 6% à moins de 2%.

Publié dans : Egypte - Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

" Printemps des Peuples "

Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
 
Tunisie, Algérie, Egypte, Jordanie, Yémen... L’histoire ne se répète jamais à l’identique, mais elle se répète. Et si trop de facteurs différents la déterminent entre ici et là, entre un siècle et l’autre, rendent unique chacun de ses évènements, tourments, pulsions, sursauts, bouleversements, assez d’éléments, de causes et d’effets se ressemblent, pour que l’on en tire d’utiles leçons. Aussi, pour n’être que lointaine, la parenté entre le Printemps des Peuples en 1848 et les évènements qui, partis de Tunisie, secouent aujourd’hui le monde arabe, n’en est pas moins évidente. Et les enseignements que l’on peut tirer au sud de la Méditerranée de ce qui se passa il y a 163 ans à son septentrion, sont nombreux, le premier à retenir étant que ceux qui animent les peuples ne doivent jamais relâcher l’attention et la pression. Trop facilement en effet, dès quelques satisfactions mineures (alimentaires et culturelles) obtenues, les masses inertes, égoïstes et craintives, galvanisées un instant, refluent, pour laisser aux renards occuper l’espace ouvert par les nouvelles libertés de circulation et d’alimentation dans le « poulailler » national.
 
 Giulio-Enrico Pisani

Rechercher

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés